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SANTE

JMS Dr Safiatou Thiam, Secrétaire exécutive du Cnls : «Au Sénégal, l’épidémie du Sida est en déclin»

Lors de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida hier, Dr Safiatou Thiam n’a pas caché son espoir de voir le Sénégal éliminer le Vih d’ici 2030, même si elle a plaidé pour plus d’investissements pour mettre fin aux inégalités en procédant à des réformes.

Par Abdou Latif MANSARAY – La Journée mondiale de lutte contre le Sida a été célébrée hier au stade Mbao, qui a regroupé toutes les personnalités impliquées dans ce combat. «Cette journée demeure un moment propice pour se livrer à une réflexion sur ce que nous avons accompli à l’échelle nationale et internationale et sur les nouveaux défis que nous devons surmonter», avance Dr Safiatou Thiam, Secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls). Chez nous, la situation n’est évidemment pas du tout catastrophique, montrant l’impact des efforts consentis pour limiter la propagation du Vih. «Au Sénégal, l’épidémie du Sida est en déclin, les nouvelles infections ainsi que les décès ont baissé de plus de 50%. En fin 2021, 93% des Pvvih étaient dépistés et connaissaient leur statut sérologique, 85% d’entre elles était mis sous médicaments Arv et parmi ces derniers, 88% sont indétectables, c’est-à-dire ne transmettent pas le virus du Sida. Cependant, même si l’épidémie est faible dans la population générale, de nouvelles infections apparaissent chez les adolescentes, les adolescents, les jeunes filles et garçons. Des populations-clés restent encore stigmatisées, marginalisées et leur accès aux services restent limités», note Mme Thiam. En dépit de cette évolution, des inégalités persistent et sont même souvent exacerbées. «Ces inégalités, nous devons les combattre. Et cela passe par  accroître la disponibilité́, la qualité́ et la pertinence des services de traitement, de dépistage et de prévention du Vih, pour toutes les cibles, partout, reformer les lois, les politiques et les pratiques pour lutter contre la stigmatisation et l’exclusion auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le Vih et les populations-clés et marginalisées, afin de ne laisser personne sur le bord du chemin», enchaîne l’ancienne ministre de la Santé. Pour elle, il faut «assurer le partage de la technologie pour permettre un accès égal entre les pays du Sud et ceux du Nord, et les communautés seront en mesure d’utiliser et d’adapter le message, soutenir et financer efficacement les ripostes communautaires des programmes à l’endroit des jeunes et des adolescents, le respect des droits humains, l’accès équitable et le droit et à la santé pour tous». Autant d’efforts pour coller au choix du thème «Egaliser» et du slogan de cette journée qui est «Poussons pour l’égalité». «Comme une suite logique, si l’on sait que la Jms 2021 s’est focalisée sur  mettre fin aux inégalités, mettre fin au Sida, mettre fin aux pandémies, pousser pour l’égalité pour mettre fin au Sida, c’est aussi traduire en actes quelques conclusions des journées scientifiques Sida organisées par le Cnls au début du mois de novembre», poursuit Mme Thiam.
A quelques années de l’échéance de 2030 pour mettre fin au Sida, les autorités doivent rester dans la même veine pour œuvrer en faveur des actions concrètes qui ont fait leurs preuves et qui sont nécessaires pour lutter contre toutes formes d’inégalités, qu’elles soient économiques, sociales, culturelles et juridiques, les inégalités sapent les fondements de la riposte au Vih. «Pousser pour l’égalité, c’est également montrer toute notre solidarité, prendre nos responsabilités et nous engager à resserrer les rangs pour garantir un système de santé fort et résilient pour garantir l’accès aux soins et aux traitements, l’égalité et le respect du droit à la santé pour tous. Nous savons qu’au Sénégal, quand nous sommes unis, nous pouvons vaincre l’impossible, soulever des montagnes. Mettre fin à l’épidémie du Sida est possible grâce à votre engagement. Moi pour ma part, j’assiste à cette célébration encore plus optimiste et le cœur plein d’espoir, même si je sais que le combat que nous livrons ensemble contre le Sida sera encore long et difficile», avance la Secrétaire exécutive du Cnls.

Il faut savoir que, selon les dernières estimations du Spectrum 2021 de l’Onusida, il y a une baisse progressive de la prévalence chez les 15-49 ans depuis 2005, passant de 0,75 % à 0,32 %. Au Sénégal, 0,4 % des femmes et 0,3 % des hommes de 15-49 ans sont positifs au Vih. Alors que le nombre de Pvvih (adultes et enfants) est estimé à 40 mille 277 personnes dont près de 21 mille 703 femmes et 3 mille 957 enfants de moins de 15 ans. D’après une analyse de la situation du Vih et des Ist au Sénégal, publiée par le Cnls, 0,5 % des femmes et 0,4 % des hommes de 15-49 ans sont positifs au Vih. «Même si de façon irrégulière, les pourcentages de femmes et d’hommes séropositifs augmentent avec l’âge, chez les femmes, elle est très faible au sein des moins de 20 ans, mais augmente avec l’âge pour atteindre un maximum de 1,2 % à 45-49 ans. Chez les hommes, les variations par âge sont plus irrégulières. En excluant le groupe d’âge 30-34, où la prévalence est très basse, le pourcentage de séropositifs augmente jusqu’au maximum de 1,5 % chez les hommes de 40-44 ans pour redescendre à partir de cet âge», détaille le document.

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