ECONOMIE

Kobenan Kouassi demande le retour aux fondamentaux de l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire de l’Afrique

Il a relevé que l’Afrique dispose de plus de 60% de terres arables non encore cultivées. L’agriculture à elle seule contribue à une partie importante du Pib des pays africains. Il a expliqué que l’Afrique dispose d’importants potentiels et l’agriculture demeure un secteur économique considérable. Malgré cela, soutient M. Kouassi, l’Afrique peine à assurer la sécurité alimentaire de sa population. Il a confié que plusieurs initiatives ont été mises en œuvre comme le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine de l’Union africaine avec quatre volets : la gestion durable des terres, la maîtrise des eaux, l’amélioration des infrastructures rurales et la recherche agricole.

Il y a aussi les programmes nationaux et régionaux de sécurité alimentaire de la Fao qui soutiennent les efforts nationaux.

Kobenan Kouassi Adjoumani évoque aussi la mise en place de la nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition dont le but est d’accroître les investissements privés dans l’agriculture. Dans sa communication, le ministre ivoirien de l’Agriculture, n’a pas manqué d’évoquer la Covid-19 qui a affecté les moyens de subsistance, perturbé les chaines d’approvisionnement des pays africains. Selon lui, des actions d’urgence ont été mises en place pour la subvention aux cultures vivrières notamment en Côte d’Ivoire. Il cite aussi la crise ukrainienne. Autant de facteurs qui à son avis, handicapent le continent. Il a confié qu’en Côte d’ivoire, on a assisté à une augmentation du coût des intrants agricoles, avec un taux de plus de 150%. « Comment faire face à ce problème pour assurer la sécurité alimentaire de nos populations », s’interroge-t-il.

«Je crois sincèrement que l’Afrique doit revenir aux fondamentaux de l’agriculture. Certains pays se sont départis de ces fondamentaux après avoir choisi de mettre l’accent sur d’autres secteurs au détriment de l’agriculture. Il nous faut asseoir un cadre conceptuel qui garantisse la cohérence de nos politiques agricoles, la définition de nos priorités et de nos actions dans le domaine de la production alimentaire », recommande Kobenan Kouassi. Il a indiqué que la sécurité alimentaire, c’est aussi la disponibilité alimentaire, l’accès à la nourriture, la stabilité.
Ismaila Ba, envoyé spécial à Abidjan
 
 
 

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