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Economie

La Bceao prévoit une consolidation de la croissance en 2022 et 2023

Selon la Bceao, la gestion des finances publiques serait marquée par une dégradation du déficit budgétaire, dans les États membres de l’Union, qui passerait de 5,5% du Pib en 2021 à 6,0% en 2022, en lien notamment avec la poursuite des mesures de relance et la mise en œuvre d’actions de lutte contre la vie chère. La consolidation budgétaire devrait toutefois reprendre à partir de 2023, avec un déficit prévu à 4,9% du PIB. Le taux de pression fiscale progresserait de 13,4% en 2022 à 14,0% en 2023, sous l’impulsion des réformes menées par les États membres.
 
Les échanges extérieurs de l’Uemoa se solderaient par un déficit courant rapporté au Pib de 6,8% en 2022 et de 4,7% en 2023, après 5,8% en 2021. L’atténuation du déficit courant en 2023, refléterait la hausse substantielle attendue du volume des exportations de pétrole, notamment en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal, conjuguée à un ralentissement des importations de services ainsi que des biens d’équipement et intermédiaires. L’excédent du solde global de la balance des paiements se dégraderait en 2022 pour ressortir à 250,2 milliards contre 475,7 milliards en 2021, avant de se consolider en 2023 pour se situer à 1017,5 milliards.
 
La situation monétaire dans l’Union serait marquée par une progression des créances sur l’économie de 10,8% en 2022 et 12,0% en 2023. Les réserves de change de la Banque Centrale se maintiendraient à un niveau confortable pour assurer la couverture de 5,6 mois d’importations de biens et services en 2022 et 5,7 mois en 2023. Le taux de couverture de l’émission monétaire passerait de 76,3% en 2022 à 75,0% en 2023. Le taux d’inflation dans l’Union, selon le scénario central des projections, devrait s’accroître pour se situer à 6,2% en 2022 puis baisserait à 3,2% en 2023, après 3,6% en 2021.

A l’horizon de deux ans, soit au premier trimestre 2024, il est projeté à 2,5%, soit dans la zone cible [1,0% – 3,0%], définie pour la politique monétaire. Les risques entourant les prévisions de l’inflation sont globalement haussiers. Ils ont trait notamment à l’extension des zones d’insécurité qui pourrait affecter les capacités de production, avec notamment des déplacements des populations dans les zones concernées ainsi que des perturbations des circuits de commercialisation des produits alimentaires. Ils concernent également l’aggravation des crises géopolitiques, avec une prolongation du conflit russo-ukrainien, qui pourrait entraîner une accélération de la hausse des prix des produits pétroliers et alimentaires importés et une prolongation des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
 
Adou Faye 

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