ECONOMIE

La Dgid note une faible participation de la population sénégalaise

«Si l’on considère une population active de plus de 6 000 000 de contribuables d’individus, moins de 10% apportent une contribution, c’est –à-dire « les 25.000 dossiers actifs figurants dans le fichier de la Dgid, les 300 000 salariées du secteur privés et les 145 000 du secteur public », renseigne la Dgid.  En outre, estime la Dgid , sur « plus de 1,6 million de logements recensés …le nombre de cotes soumis à la contribution foncière  n’atteint pas 70 000 » de sorte que l’impôt foncier ne représente que 0,3% du Pib.

En effet, ajoute la même source, en l’absence de collecte suffisante de ressources, l’accès aux services sociaux de base devient précaire. Selon les estimations de la loi de finances 2018, le Sénégal a besoin de 42520 salles de classes supplémentaires au primaire s’il veut s’assurer la scolarisation universelle à l’horizon 2023.

Pour pouvoir couvrir ces différentes charges, explique-t-on, l’Etat du Sénégal a mis en place un ensemble de politiques économiques et sociales à travers le Plan Sénégal Emergent dans lequel le coût financier de la deuxième phase s’élève à 10 098 milliards de FCFA dont les 4248 milliards attendus des ressources internes.

«L’option de mobilisation des ressources est aujourd’hui irréversible avec l’adoption de la Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt) couvrant la période 2020-2025 à travers la loi de finances pour l’année 2020 dont l’axe stratégique numéro 1 est consacré au consentement à l’impôt et à l’élargissement des bases d’imposition », lit-on dans le document.

A la  suite de la Srmt, la Dgid informe avoir adopté le plan opérationnel de mise en œuvre de ladite stratégie dénommée « Plan Yaatal » qui ambitionne d’élargir l’assiette fiscale tout en améliorant la qualité de la gestion du foncier dans une approche d’intégration des processus. «Entre autres, ce programme s’inscrit dans la dynamique « de rendre les dispositifs de taxation et de gestion foncière simple, efficaces et incitatives », explique la Dgid.

Pour Bassirou Samba Niasse qui s’exprimait à l’ouverture de la journée d’étude : « Le programme Yaatal a une ambition beaucoup plus importante qu’un simple élargissement de l’assiette. C’est un état d’esprit qui doit changer et aussi une activité économique qui doit se développer un peu plus. »
Adou FAYE

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