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LA FRANCE ET SES ALLIÉS ANNONCERONT LEUR RETRAIT DU MALI MERCREDI, SELON L’ESTONIE

Selon le ministre estonien de la Défense, l’annonce du retrait de la France et de ses alliés européens du Mali devrait être officiellement confirmée mercredi. Le porte-parole du gouvernement français a précisé que des annonces seront faites «rapidement» après un dîner avec des chefs d’Etat de pays partenaires, mercredi soir, à Paris.

A quoi ressemblera l’avenir de la France au Sahel ? Alors que l’annonce d’un retrait de Barkhane au Mali semble de plus en plus probable, Paris et ses alliés européens s’apprêtent à présenter la feuille de route de leur futur dispositif militaire dans cette région de l’Afrique en proie à une multiplication des attaques jihadistes. Le ministre estonien de la Défense, Kalle Laanet, a confirmé lundi soir que les alliés ont convenu de retirer leurs troupes du Mali et précisé que l’annonce aura lieu mercredi, à la veille d’un sommet de deux jours Union européenne-Union africaine à Bruxelles. Le président français Emmanuel Macron va par ailleurs réunir mercredi soir «des chefs d’Etat de pays partenaires» à l’Elysée pour discuter de la présence française au Sahel, en particulier au Mali, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Des annonces «seront faites ensuite rapidement», a-t-il ajouté.

Les partenaires européens ont affirmé, lors d’une réunion vendredi, qu’il n’est plus possible de poursuivre la mission dans ce pays ouest-africain «en raison de la violation flagrante des règles par la junte malienne», selon Kalle Laanet. «Des élections démocratiques ne sont pas prévues, ce qui était l’un des aspects les plus importants de l’accord. […] Il n’est pas possible de continuer dans de telles conditions et tous les autres alliés étaient d’accord.» Plus tôt, un contingent danois venu grossir les rangs de Takuba, groupement européen de forces spéciales qui devait succéder à Barkhane, avait déjà quitté le Mali sur ordre de la junte, avant que la Norvège renonce à son tour à envoyer quelques soldats faute d’accord  avec Bamako.

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