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L’adoption du code électoral, une nouvelle étape vers la présidentielle au Tchad

Un nouveau code électoral, promulgué vendredi 23 février par décret, régit désormais l’organisation des prochaines élections législatives, sénatoriales et locales mais surtout l’élection présidentielle qui mettra un terme à la transition entamée il y a bientôt trois ans au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno. Cette nouvelle étape suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique.

Pour le MPS, l’étape n’était qu’une formalité. Le parti a déjà désigné comme candidat le président de transition Mahamat Déby qui attend le dernier moment pour donner sa réponse mais pourrait profiter du lancement de la Coalition pour un Tchad uni, d’ici quelques jours, pour annoncer sa candidature, selon une source.

L’alliance dirigée par le MPS rassemble déjà plus de 180 partis et organisations, dont l’UNDR de Saleh Kebzabo qui ne sera donc pas candidat.

Coïncidence ou pas, certains partis d’opposition connaissent actuellement des troubles internes. Comme le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) ou le Parti socialiste sans frontières (PSF) de Yaya Dillo. Ce dernier, qui tiendra son congrès la semaine prochaine, pourrait décider de boycotter le scrutin en raison des compositions de l’agence électorale et de la Cour constitutionnelle jugées trop favorables au pouvoir.

Dans cette équation, la grande inconnue, c’est la stratégie qu’adoptera l’ancien opposant devenu Premier ministre, Succès Masra. Il fait face à son premier test grandeur nature avec la crise sociale qui secoue le pays depuis l’augmentation des prix du carburant.

RFI

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