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L’Appel aux Lanceurs d’Alerte au Sénégal : Défis, Espoir et Prudence dans l’Ère de la « TELE CI POSS » (Télévision dans la Poche)

Le président Bassirou Diomaye Faye a récemment lancé un appel en faveur des lanceurs d’alerte au Sénégal, suscitant une vague d’interrogations sur la préparation du pays à embrasser cette pratique et sur les risques encourus par ceux qui osent dénoncer les actes répréhensibles. Dans un pays où la transparence et la responsabilité gouvernementale sont au cœur des enjeux, qui devrait endosser ce rôle crucial?

Avec l’avènement de la TELE CI POCHE (« Smartphone »), une grande partie de la jeunesse sénégalaise s’engage désormais dans la politique en se considérant comme des activistes et des lanceurs d’alerte. Cependant, cette montée en puissance de la participation citoyenne n’est pas sans risques. Naviguer dans ces eaux troubles pourrait bien ouvrir la porte à l’anarchie et à la diffamation généralisée, menaçant ainsi la stabilité et l’intégrité de la société.

Cette recommandation intervient dans un contexte où le rôle crucial des lanceurs d’alerte dans la promotion de la transparence et de la responsabilité est de plus en plus reconnu à l’échelle mondiale.

Le vrai rôle d’un lanceur d’alerte est de dénoncer des activités illégales, dangereuses ou injustes au sein d’une organisation, souvent au risque de leur propre sécurité ou carrière. Ils mettent en lumière des problèmes qui peuvent avoir un impact sur la société dans son ensemble, en aidant à promouvoir la transparence et la responsabilité.

Cependant, cette activité n’est pas sans risques, et les lanceurs d’alerte peuvent faire face à diverses conséquences, notamment des répercussions professionnelles, des menaces de représailles, un isolement social, des pressions psychologiques, des risques juridiques, des difficultés financières et des dilemmes éthiques.

Les exemples d’Edward Snowden, Chelsea Manning et d’autres lanceurs d’alerte notables aux États-Unis et en Europe mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés ceux qui choisissent de dévoiler des informations sensibles.

Le Sénégal est-il prêt à relever ce défi?
L’Afrique est-elle prête à inaugurer une ère de lanceurs d’alerte?
Avant d’adopter une telle politique, le gouvernement sénégalais doit évaluer attentivement les mesures de protection des lanceurs d’alerte et mettre en place des garanties juridiques et institutionnelles pour assurer leur sécurité et leur intégrité.

Alors que le débat sur le rôle des lanceurs d’alerte fait rage, il est impératif de sensibiliser le public sur leur importance dans la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. La société civile, les médias et les organisations internationales ont un rôle crucial à jouer en soutenant et en défendant ces lanceurs d’alerte courageux.

Il devient ainsi légitime de se demander pourquoi le gouvernement ne commence pas par utiliser les informations qu’il détient déjà au lieu de s’engager dans un jeu potentiellement dangereux pour les lanceurs d’alerte, les poussant vers des diffamations et d’autres conflits internes. La promotion d’une culture de responsabilité et de transparence doit être entreprise de manière progressive et réfléchie, en prenant en compte les risques et les défis inhérents à cette démarche.

Dans un continent où la démocratie est souvent mise à l’épreuve, l’ouverture d’une nouvelle ère de lanceurs d’alerte offre-t-elle de véritables espoirs de changement?
La réponse dépendra de l’engagement des gouvernements et de la société civile à promouvoir la transparence, la responsabilité et la justice pour tous.
En attendant, le courage des lanceurs d’alerte continue d’inspirer le changement et la lutte pour un monde meilleur.

Par Ndiawar Diop
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