ECONOMIE

Le taux de croissance économique est estimé à 7,2% en 2021

La dynamique économique du pays s’est traduite par la réalisation d’un taux de croissance économique estimé à 7,2% contre 3,8% en 2020 grâce aux performances du secteur agricole (produits d’exportation et production vivrière) et à la mise en œuvre satisfaisante du Programme d’Actions du Gouvernement.
 
Le solde global de la balance des paiements du Bénin qui résulte de ce contexte international et des évolutions au plan interne, a affiché un excédent de 597.462,3 millions en 2021.
 
Le déficit structurel de la balance des transactions courantes s’est accentué en ressortant à 407.447,7 millions en 2021, contre 157.337,6 millions l’année précédente.
 
Cette évolution s’explique par une progression du déficit de la balance des biens et celui des services, ainsi qu’une réduction de l’excédent du compte de revenu secondaire.
 
En effet, le déficit de la balance des biens s’est creusé de 105.706,9 millions, par rapport à 2020, pour se situer à 195.433,9 millions en liaison avec une hausse plus importante des importations de biens comparativement aux exportations de biens. Cette évolution est en relation avec les besoins de l’économie liés aux différents projets en cours d’exécution.
 
Quant au déficit des services nets, il a augmenté de 72.065,6 millions, en se situant à 232.572,6 millions en 2021. La progression du déficit des services s’explique par la hausse du fret en relation avec la consolidation des importations de biens.
 
En ce qui concerne le revenu primaire, son déficit s’est accentué de 35.292,1 millions pour se situer à 104.990,2 millions en 2021 en relation avec les intérêts payés sur les titres de créance, les investissements directs et la dette publique.
 
Par ailleurs, la banque centrale relève que l’excédent du revenu secondaire s’est inscrit en retrait, ressortant à 125.549,1 millions en 2021 contre 162.594,5 millions une année plus tôt où le Bénin avait bénéficié de l’appui de la communauté internationale pour la prise en charge de la pandémie de la Covid19.
 
En revanche, l’institution souligne que l’excédent du compte de capital s’est renforcé de 43.338,2 millions, en s’établissant à 143.841,2 millions au cours de l’année sous revue à la faveur des investissements réalisés dans le secteur de l’énergie par le Millennium Challenge Account.
 
Dans ces conditions, l’exécution des échanges avec l’extérieur s’est soldée par un besoin de financement de 263.606,5 millions entièrement couvert par les opérations financières. Le compte financier affiche ainsi un passif net de 858.220,8 millions.
 
S’agissant de la Position Extérieure Globale (PEG), elle dégage un passif net de 4.261.673,2 millions contre 3.952.792,3 millions au 31 décembre 2020. Les variations nettes induites par les autres changements d’actifs et de passifs se sont élevées à -48.122,4 millions, imputables essentiellement aux variations du taux de change sur l’encours de la dette extérieure et sur les droits de tirage spéciaux.
 
Bassirou MBAYE
 

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