L’ex-épouse d’un neveu du souverrain de Dubaï qui est aussi le Premier ministre des Emirats arabes unis, a été arrêtée après après une longue bataille pour la garde de ses enfants, ont indiqué vendredi les autorités de l’émirat du Golfe.
Zeynab Javadli, ancienne gymnaste originaire d’Azerbaïdjan, a été placée en détention après une plainte déposée par son ex-mari, Cheikh Saeed ben Maktoum ben Rached Al Maktoum, l’accusant d’avoir « enlevé » leurs trois filles « lors d’une visite autorisée par le tribunal », a indiqué le parquet de Dubaï dans un communiqué transmis à l’AFP.
« L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et d’une procédure judiciaire en cours », a-t-il ajouté.
Depuis fin 2025, Zeynab Javadli a publié plusieurs vidéos sur son compte Instagram, parfois avec ses filles, accusant son ex-mari de vouloir lui enlever ses enfants et appelant à l’aide.
L’avocat de Cheikh Saeed a affirmé à l’AFP que son client avait obtenu la garde des enfants en 2022, et que cette décision avait été confirmée par la Cour de cassation de Dubaï.
« Malgré ces décisions, Mme Javadli a enlevé les trois enfants lors d’une visite approuvée par le tribunal en 2025 », selon Mahmood Hussain.
« Elle a ensuite publié une série de vidéos sur les réseaux sociaux contenant des allégations diffamatoires (…) et exposant les enfants », ce qui a poussé leur père à porter plainte, a-t-il poursuivi.
Selon David Haigh, avocat spécialisé dans les droits humains basé au Royaume-Uni suivant le dossier de Mme Javadli, les filles, dont l’aînée est âgée de neuf ans, ont toujours vécu avec leur mère.
Il a affirmé dans un communiqué que le dirigeant de Dubaï, Cheikh Mohammed ben Rached Al Maktoum, était « personnellement intervenu » en 2022 pour accorder la garde à Mme Javadli, sans présenter de preuves.
L’enlèvement présumé a eu lieu en novembre dernier, a-t-il déclaré en s’interrogeant sur la raison pour laquelle elle n’a été arrêtée que plusieurs mois après.
« Nous appelons les autorités » émiraties à « donner à Zeynab immédiatement accès à une représentation légale. Et nous appelons le gouvernement azerbaïdjanais à garantir un accès consulaire », a ajouté M. Haigh. Mais surtout, « nous demandons aux Emirats (…) de laisser Zeynab rentrer chez elle pour retrouver ses enfants ».
Selon des informations de presse, le couple a divorcé en 2019 et, en 2022, Mme Javadli a demandé au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU d’intervenir dans le litige sur la garde.
AFP
Publié le: Vendredi 05 Juin 2026
















































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