Par sa prestation lors du grand oral des candidats au poste de Secrétaire général des Nations unies, organisé le 9 juin 2026 à Genève, l’ancien Président de la République du Sénégal, Macky Sall, a démontré qu’il demeure l’une des voix les plus crédibles du continent africain sur les grandes questions de gouvernance mondiale.
Face à un auditoire composé de diplomates, d’experts internationaux et de représentants des États membres, le candidat soutenu par l’Afrique a livré un plaidoyer structuré, ambitieux et profondément ancré dans les réalités du monde contemporain. Plus qu’un simple exercice de communication, cette intervention a révélé la vision d’un homme d’État convaincu que l’Organisation des Nations unies doit se réinventer pour répondre aux défis du XXIe siècle.
Dès les premières minutes de son intervention, Macky Sall a posé un diagnostic lucide sur l’état du système international. Conflits armés, tensions géopolitiques, montée des inégalités, crises climatiques, insécurité alimentaire et défiance croissante envers les institutions multilatérales constituent, selon lui, les symptômes d’une fragmentation préoccupante du monde. Face à cette réalité, il a appelé à restaurer la confiance entre les nations et à redonner toute sa pertinence au multilatéralisme.
L’ancien chef de l’État sénégalais a rappelé avec force que le Secrétaire général de l’ONU ne dispose ni d’une armée ni d’un pouvoir coercitif. Son influence repose avant tout sur sa crédibilité, son impartialité et sa capacité à rassembler. Une conception qui correspond parfaitement au parcours de Macky Sall, reconnu pour sa capacité à dialoguer avec les grandes puissances comme avec les pays les plus vulnérables.
Sa feuille de route repose sur trois axes majeurs. Le premier vise à renforcer l’inclusivité de la gouvernance mondiale en donnant davantage de place à l’ensemble des États membres, qu’ils soient grands ou petits, du Nord ou du Sud. Le deuxième consiste à améliorer l’efficacité de l’Organisation à travers une meilleure utilisation des ressources et une culture des résultats. Le troisième, sans doute le plus novateur, place le développement au cœur de la construction de la paix.
Pour Macky Sall, les réponses sécuritaires seules ne suffisent plus. Les conflits, l’extrémisme violent et les migrations irrégulières trouvent souvent leurs racines dans la pauvreté, le chômage, les inégalités et l’absence de perspectives pour les jeunes. Dès lors, investir dans les infrastructures, l’éducation, l’emploi, la transition énergétique et la justice climatique constitue un impératif stratégique pour la stabilité du monde.
Cette vision trouve sa légitimité dans son expérience à la tête du Sénégal entre 2012 et 2024. Sous son magistère, le pays a connu l’une des transformations infrastructurelles les plus importantes de son histoire avec la réalisation d’autoroutes, de ponts, de pôles urbains modernes, du Train Express Régional, du Bus Rapid Transit, d’universités, d’hôpitaux et de nombreuses infrastructures énergétiques. Cette expérience pratique du développement constitue aujourd’hui l’un de ses principaux atouts sur la scène internationale.
Le grand oral de Genève intervient également dans un contexte diplomatique favorable. Quelques jours auparavant, Macky Sall avait été reçu à Paris par le Président français Emmanuel Macron. Cette rencontre de haut niveau a confirmé le respect et la considération dont il continue de bénéficier auprès des principaux acteurs de la diplomatie mondiale. Dans la perspective de l’élection du prochain Secrétaire général des Nations unies, un tel soutien revêt une importance particulière compte tenu du rôle déterminant des membres permanents du Conseil de sécurité.
Au-delà des soutiens diplomatiques, la candidature de Macky Sall porte aussi une aspiration africaine. Depuis la création de l’ONU en 1945, aucun Africain n’a dirigé l’Organisation. Alors que le continent représente plus d’un quart des États membres et que nombre des enjeux mondiaux se jouent aujourd’hui en Afrique, l’élection d’un candidat africain constituerait un signal fort en faveur d’une gouvernance mondiale plus équilibrée et plus représentative.
À Genève, Macky Sall n’a pas seulement défendu une candidature. Il a porté une vision. Celle d’un monde où le dialogue l’emporte sur les confrontations, où le développement devient le meilleur rempart contre les crises et où les Nations unies retrouvent pleinement leur rôle de conscience morale de la communauté internationale.
Par la clarté de son message, la cohérence de son parcours et la portée universelle de sa vision, l’ancien Président sénégalais a incontestablement marqué des points dans cette course prestigieuse. Le rendez-vous de Genève restera sans doute comme l’un des moments forts d’une campagne qui pourrait conduire, pour la première fois de l’histoire, un Africain francophone à la tête des Nations unies.
Président Macky Sall, c’est tout le mal que nous vous souhaitons !
Ibrahima Baba SALL
Ancien Premier Vice-président de l’Assemblée nationale
Maire de Bakel

















































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