POLITIQUE

MAIRIE DE FATICK : Made Code Ndiaye décline son programme et s’engage

Pour la conquête de la municipalité de Fatick, le jeune leader de la coalition Alliance pour des valeurs éthiques et citoyennes (AVEC) dispose d’un programme alléchant. C’est du moins ce qu’il a confirmé votre journal devant ses militants après une petite incursion dans son quartier général sis dans une somptueuse villa du quartier Logandeme. Cependant le jeune socialiste a dénoncé la violence des discours du maire sortant Matar BA . »Un responsable politique doit se hisser à un certain niveau » a-t-il affirmé.

Il est 16 heures 30 minutes lorsqu’on franchissons le portail de la luxueuse maison qui sert de quartier général à la tête de liste majoritaire de la coalition alliance pour des valeurs éthiques et citoyennes. Il nous accorde une demie- heure d’entretien avant sa soirée de visite à domicile, arme favorite de sa campagne qu’elle qualifie d’intelligente .

« Nous sommes une équipe de jeunes dynamique et compétente d’une moyenne d’âge de 35 ans qui a vu la que ville n’a pas du tout changé depuis des décennies tant au niveau de son visage que de sa population. La jeunesse est désœuvrée et se réfugie derrière la conduite de motos tout en courant derrière un emploi régulier et qui est rémunéré convenablement. Mon groupe est composé d’individus qui ont des métiers divers, qui s’entretiennent eux- mêmes avec leur famille et qui se sont dit qu’ils ne peuvent plus laisser la situation se pérenniser entre les mains de politiciens de métier qui ne s’enrichissent que de l’argent du contribuable. C’est pour cela que notre coalition s’appelle « Liguey Kat Yi ».

Face à une face hideuse de la ville de Mame Mindiss et de ses vaillantes populations, Made Code Ndiaye, ce jeune cadre bardé de diplômes et compagnie proposent un programme avec trois produits. « Le premier c’est le leader c’est à dire ma modeste personne avec le parcours et l’expérience professionnelle et internationale dont je dispose, le deuxième c’est une jeunesse diversifiée avec différents profils et le troisième produit qui est le dérivé des deux est le programme qui vient de l’inspiration et de l’inspiration et l’expertise des deux premières entités afin de mettre en place un programme qui répond aux réalités de la ville et aux aspirations de la jeunesse de Fatick ».

Sur ce , l’ancien key account manager (KAM) à Nokia au Nigéria liste les manquements dans le magistère de Matar Ba depuis 2014 « nous allons s’attaquer en premier lieu au chômage de la jeunesse. Nous pensons que la politique actuelle de l’État qui consiste d’abord d’offrir des postes de responsabilités à certains jeunes, est loin de pouvoir résorber ce chômage. Ce n’est pas en nommant des directeurs généraux de l’administration et de l’équipement (DAGE)  ou en recrutant une cinquantaine de personnes dans les agences ou dans l’administration publique qu’on va régler le chômage. Il nous faut des industries légères comme au Nigeria où j’ai vécu cinq ans qui peuvent recruter des milliers de jeunes qui pour la plupart sont dans le secteur informel . Nous pensons nouer de vrais partenariats avec des investisseurs avec des capitaux étrangers ».

Concernant le cadre de vie, il précise « nous voulons que la ville de Fatick soit agréable et attrayante avec toutes les commodités dans tous les domaines et songer à créer une ville écologique. Les gens qui le font dans les grandes villes viennent généralement de la région. Il suffit de les demander. Ça peut générer des emplois verts, aménager des édifices publics et des espaces de détente. Une fois élu maire dès les premières heures, nous envisageons d’aménager la corniche avec des boutiques et restaurants en commençant par la place Senghor et tous ses environs jusqu’à la connexion avec la mer. Et pour cela il faut raser les vieilles bâtisses, déplacer le marché central . À Fatick vous pouvez entrer et sortir vous rendre compte que nous avons une mère » se désole Made Code Ndiaye.

Poursuivant, l’expert en télécoms aborde le domaine du capital humain qui est la santé et l’éducation. «Nous devons rehausser le niveau du plateau technique de l’hôpital régional au lieu de se déplacer pour le scanner d’un simple accident vers d’autres régions . Il nous faut également de bonnes infrastructures éducatives. Le lycée Coumba Ndoffene Diouf que nous avons ouvert en 2000 en faisant le baccalauréat est devenu vétuste avec un laboratoire qui n’existe que de nom. Nous voulons faire relever le niveau d’excellence de nos écoles, faire revenir les génies en herbe, les prix d’excellence. Malheureusement, cela est détruit depuis des années car les gens pensent maintenant que le raccourci le plus rapide pour accéder à un statut social, c’est pas de bien étudier mais plutôt de faire de la politique. C’est vraiment dommage » se lamente t’il.

Pour terminer sur son ambitieux programme, Made Code dit ne pas oublier les femmes et le troisième âge qui restent une grande priorité.

Mais pourquoi attendre tant d’années pour proposer des pistes de solutions pour un développement endogène de sa ville natale, ce membre de la cellule des cadres de Taxawu Senegal affirme avoir été longtemps à l’étranger pour des études supérieures suivie de fonctions professionnelles.

«Je suis rentré en 2019  au pays et j’ai créé le nouvel élan unitaire pour Fatick ( NEUF) . Il fallait ratisser large parce que nous avons compris que la ville est au cœur de notre politique car nous ne pouvons pas mettre en place un mouvement d’opposition si on sait que la ville est une base affective au président Macky Sall. On ne doit pas s’enrichir de la politique mais plutôt de son métier ».

Face au long cortège de la coalition Bby, Made Code Ndiaye et ses jeunes se plaisent dans les têtes à têtes et les visites de proximité. « Ma méthode est excellente et vaut mieux que les cortèges et les sonorisations qui nous tympanisent. Elles nous donnent le temps de discuter en profondeur de la mal gouvernance dans ce pays. Les populations constatent qu’il y a des richards de dernière génération et paradoxalement elles souffrent encore. Elles nous disent que notre démarche est louable mais ce ne sera pas facile car nous sommes à contre-courant de l’évolution de la mentalité. Il faut qu’on arrête cette hémorragie sinon nous ne serons jamais développés » .

Sur la dernière partie de l’interview, Made Code condamne la violence sous toutes ses formes même si elle n’existe pas encore dans le Sine « la violence n’a pas sa place dans l’espace politique. Ici c’est la confrontation d’idées. À Fatick, nous sommes tous une famille. Les électeurs sont tranquilles chez eux et attendent patiemment le jour j. Ce sont nous les politiciens qui devons éduquer nos militants mais malheureusement ce sont nous mêmes qui faisons la violence. Hier nuit j’ai entendu une violence verbale de Matar Ba envers d’autres candidats et je pense ce n’est pas joli du tout. Un responsable politique doit se hisser à un certain niveau. Il n’a fait que jeter l’anathème sur d’autres candidats au lieu de nous présenter son bilan ou au moins son programme » .

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