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Malick Gakou, président du grand parti : «Les 12 ans de régime n’ont pas permis à Matam de décoller»

Malick Gakou, leader de la coalition «Gakou 2024», candidat déclaré à la présidentielle de février 2024, a fait part  hier, lundi 18 septembre de sa volonté de faire du développement industriel de la région de Matam une «première priorité» afin qu’elle puisse contribuer davantage à l’évolution de la croissance économique et sociale du pays. Une volonté politique, de son avis, qui n’a pas été prise en compte par le régime. Jugeant à cet égard, que « le titre foncier est mouillé, car les populations ont compris que les 12 ans de régime n’ont pas permis à Matam de décoller». 

Le responsable politique qui s’adressait à la presse en présence du maire de Guédiawaye Ameth Aïdara, son directeur de campagne et de ses militants et sympathisants de la région, à Ourossogui dans un hôtel, a jugé que l’industrialisation de la région est un facteur extrêmement important. Pour relever que «Matam qui est une région frontalière peut jouer le rôle de hub du développement économique social et industriel en plus de ses attributs d’être aussi une région agricole, une région sylvo-pastorale qui dispose de ressources naturelles  très importantes».

Notamment,  les phosphates lesquels, si, ils sont utilisés à bon escient, selon lui,  permettraient au Sénégal d’avoir un hub phosphatier.

«Les industries chimiques du Sénégal ont été vendues, avec la qualité de ses phosphates, la région de Matam devrait pouvoir être le grenier  de la production d’engrais en Afrique où les besoins se situent à 2 millions de tonnes, qui peuvent être produites dans la région», déclare-t-il.  Avant de souligner qu’avec l’installation d’une grande industrie chimique, cette région pourra faire en sorte que le Sénégal, l’Afrique de l’Ouest et la sous-région puissent disposer suffisamment d’engrais  pour le développement de l’agriculture.

Dans son analyse, Malick Gakou annonce que la croissance économique du Sénégal qui est portée par les services les télécoms et les finances, ne joue pas le rôle qu’elle devrait jouer d’autant plus que 70% de la population vit dans le cadre du secteur primaire où l’agriculture représente pratiquement 20% du PIB, l’élevages 4,5 % du PIB et la pêche 3,5%. Faisant savoir, à cet égard que «tant que nous n’inversons pas la conduite du développement en faisant en sorte que le secteur primaire puisse représenter la plus grande moitié de la croissance économique et sociale de notre pays, celle-ci ne  profitera pas aux populations».

C’est la raison pour laquelle, avance-t-il, que « la région de Matam doit jouer son rôle, un rôle qui permet à cette industrialisation nouvelle que nous voulons amorcer à partir de la région de Matam, à partir de la production d’acide phosphorique, de la production d’engrais,  afin d’apporter des solutions au chômage des jeunes, à l’équité territoriale et à la cohésion sociale».

Pape Moctar NDIAYE

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