POLITIQUE

Matam- veille de présidentielle : Benno entre le marteau des luttes de préséance des Apéristes et l’enclume des revendications des alliés qui exigent l’inclusion

Dans le département de Matam, la crise interne qui secoue la mouvance présidentielle a fini de prendre des proportions inquiétantes à cause des luttes de préséance des responsables apéristes qui se sont cristallisées durant les opérations de parrainage.

Les batailles de positionnement qui ont refait surface à mi-chemin du scrutin en vue, se sont même exacerbées en dernier lieu lors des échauffourées constatées dans la commune de Bokidiawé, un incident de taille qui a fini de cristalliser les fondements d’une acerbe division entre les sommités politiques de l’Alliance Pour la République.

Au moment où les différentes têtes de gondole   s’entrechoquent et s’adonnent à un combat de titans, des alliés qui dénoncent leur marginalisation, ruent sur les brancards en revendiquant une meilleure inclusion dans les activités de la coalition, non sans dénoncer la «malheureuse situation» qui prévaut présentement au niveau de la mouvance présidentielle.

«Des activités de terrain que nous avons initiées pour la mobilisation et la massification du parti et par ricochet une sensibilisation de l’électorat en vue des joutes électorales au bénéfice du candidat de Benno Bokk Yakaar, nous ont permis de constater  que la coalition s’englue dans la léthargie du fait d’un manque de cohésion de toutes ses forces», a relevé à l’endroit de la presse, Me Sally Mamadou Thiam, responsable de l’Union des Centristes du Sénégal (UCS).  Une déconvenue de son avis qu’il dénonce en lançant un pressant appel à l’inclusion et au partage.  « Malgré les enjeux de l’élection présidentielle en vue qui cristallisent l’union et la cohésion pour la remobilisation des troupes, il n’est pas acceptable d’aller en ordre dispersé. Malheureusement, les alliés sont laissés en rade, nous constatons des échappées solitaires des responsables de l’Alliance Pour la République», se désole-t-il.

Avant de faire remarquer  «contrairement à ce que les gens pensent, rien n’est gagné à l’avance. Nous avons besoin de toutes les forces et de toutes les voix. Ce n’est pas une affaire de l’APR ou de Macky2012, c’est un combat commun et les alliés ont la voix au chapitre, il urge de cultiver l’inclusion et de laisser les querelles déplorables  ».

PAPE MOCTAR NDIAYE

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