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Par Abdoulaye SENE : L’Appel d’un socialiste de la Diaspora !

Dans l’histoire des peuples, il y a eu toujours des faits marquants qui nous obligent à s’en rappeler pour les éviter ou les anticiper. Il n’en demeure pas moins que les faits sont têtus, nous voilà prévenus. Cela dit, permettez-moi d’établir un parallélisme entre le renoncement du Président Macky SALL à une troisième candidature au coup d’état de Napoléon BONAPARTE, en 1802.

En effet, en 1795, le Directoire qui a remplacé la Convention fondatrice de la première République, est confronté à la double menace des royalistes et des jacobins. Dès lors, le Directoire fait appel à l’armée qu’il considère comme l’arbitre des conflits politiques. Par conséquent, c’est le Général Napoléon Bonaparte de retour d’Egypte qui est désigné. Dès lors, ce dernier a trois solutions qui s’offrent à lui : Sauver le régime directoire, le Renverser en mettant son sabre au service des Royalistes et des Jacobins, Prendre le pouvoir à son compte. Ainsi, Napoléon n’a pas hésité à choisir la dernière solution et devient Président à vie puis Empereur.

Renonçant à la troisième candidature qui semble-t-il pouvait lui être accordée par la constitution qui est l’arbitre des conflits politiques, il revient maintenant au Président Macky SALL d’assurer le bon déroulement des prochaines élections présidentielles. En même temps, il doit paraît-il, choisir son successeur parmi les membres de l’APR. Par ailleurs, je m’interroge sur la réunion de la coalition Benno Bokk Yaakaar avec le Président Macky SALL. Y aurait-il un Emmanuel Joseph Sieyès parmi la coalition quand on sait que c’est celui-ci qui a trahi ses collègues du directoire en se confiant à Napoléon. La participation de notre parti à cette réunion se révélera être un fiasco si c’est pour demander qu’on nous choisisse un candidat et de l’acter. Nous verrons…

N’allons pas tout de même continuer à avoir comme boussole le Président. C’est pourquoi, Je m’indigne ! Chers camarades socialistes, je vous invite à vous indigner si vous estimez que cela est inacceptable et manifester votre désaccord. Le Parti Socialiste n’a pas été fondé par Léopold Sédar Senghor pour être une locomotive ou une roue de secours. Cela fait plus de trois ans, qu’on entend dire. « On va brûler le pays » ; « le Pays va s’embrasser ». Quel pays ? Le mien, le nôtre et bien évidemment le vôtre. Le Parti s’est contenté de déclarations comme à son habitude, aucune initiative et celui ou celle qui entrave la nouvelle ligne est considéré comme un opposant. Ainsi, la jeunesse ambitieuse est étouffée. Ce mutisme me sidère et me révolte, qu’elles en soient les raisons.
Nos ancêtres nous ont légués un pays merveilleux dont d’autres pays nous envient. Ce pays a connu de grands hommes parmi lesquels, Blaise DIAGNE, Galandou DIOUF, Lamine GUEYE, Léopold Sédar SENGHOR, (et j’en passe), qui ont contribué à l’embellir et à le vivifier. Léopold Sédar SENGHOR, fondateur de la nation en a fait un Etat de droit.

Aujourd’hui, des apprentis politiciens cherchent à le déconstruire pour décrire une page sombre de son histoire. Si vous l’acceptez pour des raisons de confort ou en invoquant le respect de la parole donnée pour justifier notre ancrage dans le Benno, moi, je le récuse. Le parti socialiste n’est pas une coquille vide et ne doit pas par conséquent laisser libre champ au président de l’APR pour nous choisir un candidat qui sans nul doute serait un apériste. Je n’ose pas y croire. Mme Aminata Mbengue Ndiaye, vous êtes la boussole, votre responsabilité est engagée. Et les autres également. Si toutefois, rien n’est fait, nous vous rendrons responsables d’avoir signé et achevé la disparition du Parti Socialiste du paysage politique sénégalais. Certes, vous n’êtes pas seule, le même sort sera réservé à certains qui se sont « Mackiyisés » depuis fort longtemps et on se demande même s’ils n’ont pas adhéré à l’APR. J’en appelle à la conscience et la responsabilité de chacun d’entre vous de mesurer la gravité du moment pour agir. Oui, Nous devons choisir notre candidat ou notre candidate. Nous devons sauver notre pays et préserver l’héritage senghorien.

Abdoulaye SENE
Membre du bureau collégial de la Coordination PS France

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