POLITIQUE

Participation au Dialogue national prévu le lundi: la plateforme COSCE /PACTE décline la main tendue de Macky Sall

Les appels au boycott du dialogue annoncé pour ce lundi 26 et mardi 27 se multiples. En effet, après les 16 candidats réunis au sein du FC25 et du forum civil…,  c’est au tour de la plateforme dénommée Synergie des organisations pour la sauvegarde de la paix SOS/PAIX, constituée autour du COSCE et de la PACTE de décliner pour sa part la main tendue du président Macky Sall. Dans un communiqué rendu public, le COSCE/PACTE se démarquant de ce dialogue à cause des intérêts des parties prenantes difficilement conciliables, voire antagoniques, considère, qu’en raison de ses contours mal définis, et des intérêts divergents des participants, ce dialogue est un piège. A son avis ce dialogue devrait plutôt être une séance de consultation et d’échanges avec les candidats retenus par le conseil constitutionnel pour rester dans le cadre du respect de la constitution, et du calendrier électoral.

Dans un communiqué rendu public, la plateforme COSCE/PACTE, dit constaté « en le déplorant, que le Président de la République, au lieu de prendre un décret convoquant le collège électoral, en conformité avec la constitution et la décision du conseil constitutionnel, laisse cette responsabilité à un dialogue qui sera organisé les lundi 26 et mardi 27 février 2024. »

Sous ce rapport, « Elle se démarque de ce dialogue dont, les intérêts des parties prenantes sont difficilement conciliables, voire antagoniques. Elle considère, qu’en raison de ses contours mal définis, et des intérêts divergents des participants, ce dialogue est un piège et que par conséquent, si le même format est maintenu la société civile n’y participera pas », souligne le même communiqué.

La plateforme dénommée Synergie des organisations pour la sauvegarde de la paix SOS/PAIX, pour conclure, estime que « le dialogue pour rester strictement dans le cadre du respect de la constitution, et du calendrier électoral, devrait plutôt être une séance de consultation et d’échanges avec les candidats retenus par le conseil constitutionnel, afin de déterminer une date du scrutin, qui ferait ensuite l’objet d’un décret présidentiel convoquant le collège électoral avant le 02 avril 2024. »

Par ailleurs, « Elle apprécie positivement, les mesures d’apaisement annoncées par le Président de la République, tout en précisant que cela ne devrait, ni faire passer par pertes et profits les intérêts des victimes, ni compromettre les intérêts vitaux de la nation », a indiqué le même communiqué.

En outre, la plateforme dit noter, « avec satisfaction, la déclaration du Président de la République, indiquant qu’au-delà du 02 avril, si d’aventure la date de l’élection présidentielle n’était pas fixée, il s’en référait au conseil constitutionnel… »

Cependant, dans sa déclaration, le Président entend quitter ses fonctions sans démissionner, si la date de l’élection présidentielle n’est pas fixée avant le 02 avril, une situation que déplore ces organisations de la société civile qui trouvent qu’ « il aura posé un acte qui plongerait le pays dans une situation inédite, pleine d’incertitudes, et qui de surcroît n’est pas prévue par la constitution. »

Ousmane GOUDIABY

 

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