Portés par l’énorme match de Rudy Gobert, les Minnesota Timberwolves éliminent les Los Angeles Lakers au premier tour des play-offs

L’ancien joueur de Cholet Basket a surtout été indispensable aux siens, comme en témoignait ce passage sans lui en milieu de troisième quart-temps : alors que Minnesota menait 72-68 à sa sortie du terrain (5’04” à jouer), les Lakers ont profité de son absence pour prendre les commandes de la partie quelques minutes plus tard (78-77, 2’09” à jouer). Gobert a alors achevé le troisième acte en compilant 4 points et 5 rebonds.
Toujours aussi précieux en défense (2 contre), le drafté par l’Utah Jazz (en 2013) a poursuivi son travail de sape en se montrant très mobile afin de réduire les espaces, à l’image d’un quasi-contre validé face à LeBron James (22 points, 7 rebonds, 6 passes), dont la tentative de loin n’a fait qu’effleurer le cercle. Tandis que les Angelins luttai
ent pour leur survie, le Français n’avait de cesse de nettoyer les deux cercles, tout en claquant un contre important sur une pénétration de Jarred Vanderbilt. (87-86, 42e).
« On peut ne pas aimer qui il est, mais quand on a un mec comme ça dans son équipe… Gobert est un tel compétiteur »
Interrogé sur ce qui a permis une telle soirée, le héros du soir a préféré commenter la réussite collective de son équipe, qui devra attendre quelques jours encore avant de savoir si son équipe affrontera les Golden State Warriors ou les Houston Rockets en demi-finales de la Conférence Ouest. « Cette victoire fait du bien, appréciait sobrement Gobert au micro de TNT. On a eu une saison avec des hauts et des bas. On a simplement des mecs qui veulent gagner dans cette équipe, on a tous traversé des choses compliquées, on s’aime. On sait qu’un soir ça peut être pour n’importe qui, moi, Julius (Randle)… On veut juste gagner. »
Avec leur intérieur titulaire à ce niveau de performance, les Timberwolves seront nécessairement des clients à prendre bien plus au sérieux à l’avenir. N’en déplaise à O’Neal ou les autres détracteurs de Gobert, auxquels l’entraîneur du Frenchie, Chris Finch, a pris malin plaisir à répondre : « On peut ne pas aimer qui il est, mais quand on a un mec comme ça dans son équipe… c’est un tel compétiteur, il n’écoute pas le bruit environnant. Tout le monde sur le terrain le savait : c’était le soir de Rudy. »



