Portugal: le gouvernement de centre-droit de Luis Montenegro tombe

Le gouvernement portugais du Premier ministre de droite modéré Luis Montenegro, empêtré dans une polémique sur un possible conflit d’intérêts, est tombé mardi 11 mars dans la soirée, après le refus des députés de lui accorder la confiance. Le président Marcelo Rebelo de Sousa pourrait décider de dissoudre l’assemblée.
Empêtré dans une polémique sur un possible conflit d’intérêts, le Premier ministre portugais de droite modérée, Luis Montenegro, va démissionner après le refus des députés, mardi 11 mars, d’accorder la confiance à son gouvernement. Ce vote pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées au Portugal.
Mardi soir, après plus de 3h30 de débats houleux, la séance avait été suspendue pour une heure au Parlement, le temps pour le PSD (parti social-démocrate, centre-droit) du Premier ministre et le Parti socialiste de tenter des négociations de la dernière chance. En jeu : la participation éventuelle de Luis Montenegro à une commission d’enquête parlementaire formellement demandée lundi par les socialistes.
Le PSD s’était engagé à ce que le Premier ministre y prenne part, réclamant en retour qu’elle ne dure que 15 jours – ce qu’a refusé fermement le leader du PS, Pedro Nuno Santos, fustigeant des « arrangements » et estimant que ce n’était pas au gouvernement d’en fixer les règles.
Mais l’interruption n’a pas permis d’aplanir le différend entre les deux formations, et les socialistes, comme ils l’avaient annoncé, ont voté contre la confiance au gouvernement, au côté notamment de la formation d’extrême droite Chega.



