Pour l’Honneur, la Gloire et À la Mémoire du Héros National, le Résistant Armé le plus Célèbre et le Plus Audacieux dans le Panthéon de la lutte Contre le Colonialisme : Anniversaire de Lat Dior Ngoné Latir Diop- 1842-1886. Par Ahmadou Diop CPC.

Demain, ce mercredi, le 27 octobre 2021, reste comme jamais une date charnière, historique, marque l’anniversaire de la mort de celui qui fut incontestablement le symbole du patriotisme et de la résistance armée au Sénégal. Vous le devinez, je parle bien sûr de Laba, dit Lat Dior Ngoné Latir Diop, dont l’audace et sa capacité donnèrent du fil à retordre aux envahisseurs. Pour le temps qui m’est imparti, je suis bien obligé de raccourcir la chronique, pour dire l’essentiel. Et vous le comprenez. Pour autant, je remets les pendules à l’heure. Lat Dior Ngoné Latyr Diop, dont nous parlons est une grosse pointure, a une lignée noble et une maraboutique : il est le fils de Sahéwar Sokhna Mbaye Diop et de la linguère Ngoné Latyr Fall, est elle-même la fille de Absa Mbounoune Diakhaté, qui est elle-même la fille de Ndiamé Diakhaté, un Grand marabout bien connu dans le Cayor.
Qui est donc cet homme au parcours exceptionnel, dont la solidifié mentale fit de lui un brave guerrier redoutable, qui n’eut jamais tremblé, comme des feuilles mortes, ni impressionné par la puissance de feu des canons, tirant 100 coups à la minute ?
Lat Dior Ngoné Latir Diop, le patriotique, l’homme d’honneur, l’inimitable téméraire, l’emblématique soldat, l’inoubliable référence figure de proue, qui prit les armes, et âgé seulement de 15 ans, entra dans la case de l’homme, en même temps, décousit avec l’armée coloniale, pendant 25 ans jusqu’à sa mort sur le chemin de l’honneur à Dékheulé, les armes à la main.
-Lat. Dior Ngoné Latir Diop et ses guerriers Tiédos infligèrent une défaite cuisante à Madiodio, soutenu par les Français à la bataille de Coki en 1861.
Alors, Aujourd’hui, 27 octobre 2017, c’est-à-dire 131 ans après la disparition du célèbre résistant à Dékheulé, qui se trouve à quelques encablures de Thilmakha Mabcol, le berceau et le fief de la bravoure indélébile.
Rendons donc un Grand Hommage Vibrant À la Dimension de l’Homme du refus et aux qualités remarquables, représentée en la personne du dernier Damel du Cayor, l’emblème de gros calibre, le soldat le plus téméraire de toute l’histoire, qui se dressa la tête haute contre toute l’armada réunie de Faidherbe, à Pinet Laprade, le capitaine Valois, pour ne citer que ceux là !
-À Ngol-Ngol, l’armée coloniale à bout de souffle, tentait vainement de réinstaller Damel Madiodio Déguène Codou, est battue par les troupes de Lat Dior Nogné Latir Diop. Faidherbe charge ensuite Pinet Laprade de rétablir la situation en faveur des Français. Mais Madiodio fut définitivement battu.
-La bataille de Latir Dior Ngoné Latir Diop contre les troupes françaises commença, alors, en 1856, suite à la décision de construire la ligne télégraphique Dakar – St Louis et celle du chemin de fer dans le même sens. La ligne ferroviaire fut financée par la société des Batignolles.
-12 janvier 1864, eut lieu donc la terrible bataille de Loro. Pendant cette fameuse bataille ensanglantée, les troupes utilisèrent pour la première fois un armement lourd, moderne : mitrailleuses lourdes et des canons. Ce genre d’armement n’avait encore jamais été utilisé en sol africain..
-Lat Dior Ngoné Latir Diop et les Tiédos rencontrèrent Pinet Laprade à Loro. Lat Dior en tua plusieurs hommes, mais perdit au moins 300.
Le Marabout, Maba Diakhou Bâ fait de Lat Dior Nongoné Latir Diop le général de son armée.
Ils mènent ensemble plusieurs campagnes militaires dont la plus connue reste sans aucun doute la bataille de Paos Koto ou Pathé Badiane où l’armée coloniale, sous les ordres de Pinet Laprade, subit une lourde défaite. Après la mort de Maba Diakhou à la bataille de Somb, en juillet 1867, Lat Dior retourne au Cayor et retrouve un royaume au bord de la dislocation.
La France essaie d’imposer son protectorat. Lat Dior Ngoné Latyr Diop et son armée se rendent, le 26 octobre 1886, à Dékheulé pour combattre les colons français. Le dernier Damel du Cayor perd la vie sur le champ d’honneur avec deux de ses fils et bon nombre de ses partisans.
En dehors du soldat intrépide, qui put tenir tête à l’armée coloniale, pendant de si longues années de combats ?
Le Damel du Cayor, eut le courage d’affronter un tel ennemi, lequel ne lésina jamais sur ses moyens logistique, et écraser sans remords tout récalcitrant, qui le défia sur le terrain ?
Tous les écrits corroborent, l’admettent incontestablement, en tant que fin stratège, dictait sa loi, puisqu’il maîtrisait le terrain plus que le colon.
Il fallait donc un homme de poigne de la trempe de Laba, qui puisse disposer des nerfs d’acier, face à l’envahisseur, pour mener jusqu’au bout, sans quartier, cette mission si périlleuse.
Je me passerai de sa lignée et des qualités remarquables qu’il incarna, durant son existence si courte, mais chargée d’histoire. Un tel homme mérite vraiment du respect et des égards.
le Sénégal qui marche sur la tête et à contre sens de l’histoire, tourne indignement le dos à celui qui s’est battu 24 ans durant, a livré 42 combats acharnés sans répit, contre les envahisseurs, jusqu’à mort à Dékheulé, le 27 octobre, à 11 heures, les armes, avec ses deux fils, Sakhévar Niabasse et Thiendella, y laissèrent leurs vies dans le champ de bataille, historique, à Dékheulé.
Pour rappel, Mamadou Racine Sy, combattît avec les français contre Lat Dior Ngoné Latyr Diop, mourut et enterré au Mali, intégra les Tirailleurs Sénégalais, créés de toute pièce par Faidherbe en 1857.
Lat Dior Ngoné Latir Diop, l’indomptable, le patriote, est le seul résistant à prendre les armes et livrer 42 combats , très acharnés avec toute la rigueur, contre les troupes françaises, étrangères, pendant 24 ans, malgré la supériorité numérique de ses adversaires.
Jusqu’ici, personne n’a eu un si riche et exceptionnel, beau palmarès, même si beaucoup ont pris les armes à la main.
Lat dior disait : « gan du Tabax »- l’étranger ne doit point construire- on nous tue, mais on ne sous déshonore point, disait-il, mais le poète de la négritude politique, s’en appropria pour son compte.
La construction du chemin de fer St louis par la société des Batignolles , opposa Lat dior et les français.
Le Sénégal trahit ses héros, ses hommes d’honneur, mais idolâtre ses oppresseurs et les bénit, perpétue leurs mémoires.
Dans ce pays, il y a eu beaucoup de résistants au Sénégal, mais en dehors de Lat Dior Ngoné latyr, personne n’a combattu les armes à la main et lutté farouchement, aussi longtemps par sa faculté mentale par son courage , sa ténacité, sa bravoure, fit de lui un résistant qui n’a jamais cédé d’un pouce, ni tremblé face à la domination coloniale. Bref, il fut un personnage, téméraire hors du commun que le Sénégal ait connu à nos jours.
Alors que chez nous au Sénégal, les oppresseurs colonialistes, qui font légion, sont immortalisés en toute impunité, à la place des bons patriotes historiques, tous relégués au second plan.
En effet, depuis quelque temps, comme vous l’avez sans doute remarqué, « les vautours arrivent » : la bande annonce de mauvais goût et de puanteur indescriptible, faisant référence à Lat Dior Ngoné Latyr Diop, défraie hystériquement la chronique, circule abondamment sans trêve sur internet et dans les réseaux sociaux, notamment dans youtube, et dont le but inavoué est de nature à décrédibiliser et de discréditer celui qui est non seulement considéré à juste titre comme une institution et un héros national du Sénégal , tant par sa bravoure exceptionnelle que par ses valeurs guerrières indélébiles sans merci contre le colonialisme.
En vérité, le film tant décrié et annoncé à grand renfort de publicité, qui nous révulse, est plus qu’un affront et un manque de respect doublé d’un cynisme profanateur. Contre vents et marées les faquins en bande organisée, ont décidé de sortir le film mauvais maudit. C’est le cas de le dire, qu’on le veuille ou non, car il s’agit bien d’une déclaration de guerre obscur-clair non assumée, et par des voies altérées, détournées, tendant à porter atteinte par la ruse à la mémoire et à l’honneur d’une figure historique, charismatique et emblématique, et par delà toute sa famille.
De telles dérives incongrues constituent plus qu’un trouble à l’ordre public, voire même un blasphème contre la mémoire du plus célèbre résistant armé du Sénégal jamais égalé.
Face aux insultes permanentes, qui n’ont que trop duré, peignent affreusement, et diabolisent dans une campagne de dénigrements systématiques l’icône de classe exceptionnelle.
J’interpelle donc les plus hautes autorités sénégalaises ont le devoir moral de laver l’honneur bafoué de ce patriote et de prendre à bras le corps des mesures conservatoires à l’encontre les auteurs ont eu un tel culot. C’est un sacrilège inadmissible, avec en prime des calomnies indignes, inconcevables. Or, il ne suffit pas de débiter des mensonges torrentiels pour qu’ils soient des vérités éternelles. Lat Dior Ngoné Latyr Diop, naquit à l’endroit place et qu’il faut. Le colonialisme a écrit de marbre dans ses archives : tant que Lat Dior vit, il nous empêchera de dormir.
Il faut absolument que les producteurs-prédateurs de telles incongruités cataclysmiques, bénéficient de circonstances aggravées et qu’ils soient démasqués et traînés dans la boue et sans faiblesse avec toute la rigueur nécessaire dans les tribunaux, de façon que le couperet soit exemplaire, face à l’impunité, et ce sans état d’âme, pour que une telle indécence ne puisse plus se reproduire. Le dernier Damel du Cayor et toute sa famille sont assimilés à des trafiquants de drogue.
Les altérations s’autorisent des libertés monstrueuses, à dessein de nuire à la réputation d’un homme d’honneur et d’avoir une notoriété de caniveau, caricaturent, en déversant gratuitement sans des litanies indécentes contre, un redresseur des consciences. Quand on est petit, inculte, on agit petit. Les ignares acariâtres se rabaissent eux-mêmes, s’accordent, s’accommodent, se déshonorent, les abîment un peu plus, au lieu de les élever.
De grâce, que l’on ne me parle pas d’art, de démocratie, de liberté d’expression, de satire, d’ironie, de caricature, ou d’habileté , et je ne sais quoi encore ? Il s’agit bien de blasphème, d’indiscipline caractérisée et de comportements attentatoires à l’égard d’un combattant hors-pair. Les âmes pourries schizophréniques n’ont que de la haine viscérale, du sang dans la bouche et du mépris abyssal contre celui qui a laissé sa marque digitale dans les annales de l’histoire.
N’en déplaise aux esprits moribonds, qui le prouvent, mourront d’eux-mêmes de haine. Lat Dior Ngoné Latyr Diop, le dernier Damel du Cayor, n’est pas n’importe qui, mais un immortel soldat fut considéré comme l’ennemi numéro un des français le plus considérable, le plus redoutable, le plus redouté, le plus coriace, a gravé son nom d’or dans la postérité et laissé des traces impérissables dans l’histoire du Sénégal, et ce malgré leur supériorité numérique et matérielle. Soyons reconnaissants, loyaux clairs, justes et moins hypocrites !
On tue la vérité, en ravivant les mensonges grossiers, qu’une caste de vermines prend comme un marqueur. Le Sénégal d’une certaine rancœur misérable, abyssale et méprisable, jusqu’à la lie, est le ciel ouvert à décharge, rabaisse, rabroue, crache délibérément sur ses hommes de valeurs, et ce, sur des bases purement calomnieuses et de ragots honteusement colportés, ici ou là. Bien que son apparence veut qu’elle soit idyllique, il est bien l’arbre qui cache la forêt. Ça, c’est ça malheureusement la caractéristique essentielle, ou le paradoxe du pays de la téranga. En vérité, l’histoire m’a donné raison. Et je le répète en toute humilité.


