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POUR UN DIALOGUE SOCIAL FONCTIONNEL: L’UNSAS en conclave pour trois jours à Fatick

Fatick a abrité cette semaine un atelier de formation organisé par l’UNSAS en collaboration avec les 3FPT. La rencontre tenue au conseil départemental avait réuni les enseignants de la région et les représentants des syndicats et les sections de base de l’UNSAS sur le Thème du Dialogue sociale et résolution de conflit. Selon les syndicalistes la nécessité du dialogue s’impose de plus en plus et il faudra nécessairement renforcer les connaissances des acteurs qui doivent dialoguer.

Dans son agenda national, l’union nationale des syndicats autonomes du Sénégal, l’UNSAS a inscrit la formation et le renforcement des capacités des militants comme un axe stratégique. Pour y parvenir le syndicat a paraphé une convention de partenariat avec le 3FPT qui lui permet d’identifier les différents besoins des militants et d’élaborer un programme de formation sur un certain nombre de thématiques parmi lesquelles « le dialogue social et la résolution des conflits » informe Ibrahima MANE chef du département administration et gestion du bien de l’UNSAS.

Toujours selon le syndicaliste, le contexte actuel qui prévaut dans le pays montre toute l’importance de notre activité. Dans ce même sillage, il ajoute « dans le secteur de l’éducation, de la santé, dans les entreprises et même dans nos familles et nos communautés, la nécessité du dialogue s’impose. C’est pour cela que nous avons jugé nécessaire de renforcer les capacités en dialogue sociale et en gestion des conflits de nos acteurs ».

Toujours à ce sujet face à la situation qui prévaut présentement dans le pays Ibrahima Mane s’interroge « les conflits sont nombreux et la question c’est de savoir est-ce que finalement nous sommes compétents à dialoguer pour régler nos problèmes ? Il faudra relever le niveau et la qualité du dialogue social qui dépend des compétences et des aptitudes des acteurs. On ne peut pas se passer du conflit qui consubstantiel à la vie de l’homme » a t’il expliqué.

Face à la tension palpable dans beaucoup de secteurs du pays, Ibrahima Mane reste convaincu que le dialogue social n’est pas rompu. Cependant il doute sur l’efficacité de ce dialogue « nous nous interrogeons sur les résultats et le fonctionnement du dialogue social. Tous les acteurs sont ouverts au dialogue mais dialoguons nous bien au Sénégal ? Respectons nous les modalités qui permettent un dialogue social positif comme le respect du partenaire, de la parole donnée. Quand on donne un engagement, il faut le respecter » à t’il martelé.

Pour terminer Ibrahima Mane soutient que la qualité du social pose problème dans le pays si on prend le cas de l’éducation. « Il y’a des préavis de grève. L’état n’a pas appelé au dialogue à leurs fins mais il a attendu le déroulement des plans d’action pour venir avec des propositions. Dans un dialogue social fonctionnel et de qualité, on ne devait pas attendre. Lorsqu’il y’a une demande, il faut apporter des propositions et des solutions mais il ne faut pas attendre le pourrissement de la situation pour intervenir. Nous avons encore des défis à relever dans ce domaine au Sénégal » conclut t’il.

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