POLITIQUE

Première sortie médiatique de Sonko et de Diomaye Faye feu sur Amadou Ba, pas un seul mot sur Macky Sall

A peine sortis de prison et accueillis par des scènes de liesse, le leader du parti Pastef Ousmane Sonko et son proche allié Bassirou Diomaye Faye, candidat à l’élection présidentielle du 24 mars 2024, sont entrés en scène. Face à la presse hier, vendredi 15 mars, ils ont tenus à rassurer les Sénégalais qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières, si jamais ils arrivent au pouvoir. Non sans apporter des précisions sur leur programme présidentiel.

Sur leur programme présidentiel, ils ont tenu à apporter quelques précisions notamment sur la question de l’instauration du poste de vice-président. «J’ai entendu les gens dire que le poste de vice-président est taillé sur mesure, pour le président Ousmane Sonko. Je me demande s’ils ont vraiment lu le programme, parce qu’il dit que le vice-président que nous avons proposé, doit être élu en tandem avec le président de la République. Or, là, je ne crois pas que le tandem est avec le président pour être élu ? Donc, ça ne peut pas concerner le présent quinquennat. Si ça devait entrer en vigueur dans le format proposé, il n’en sera ainsi qu’en 2029. Et, dans ce cas, il sera le fruit de larges concertations», a souligné Bassirou Diomaye Faye.

DEAL AVORTE

Dans sa prise de parole, Ousmane Sonko a confirmé que des discussions ont eu lieu avec lui. Tout de même, s’est-il empressé de révéler qu’il n’a donné aucune contrepartie. «Il y a eu des discussions qui ont porté sur trois points. Des gens porteurs de messages sont venus. Les contacts pluriels ont eu lieu. Je n’ai été voir personne ni religieux, ni politiques, ni société civile pour leur dire que je veux ceci ou j’ai besoin de cela. Nous avons toujours été ouverts. Lorsque les gens se présentent, nous les écoutons. On m’a parlé de report de l’élection pour que je puisse y participer, de même qu’une autre personne. Mais j’ai dit non. Sur la loi d’amnistie, j’ai dit à mes députés de demander au ministre si les actes de torture et les crimes de sang en font partie ? Si oui, il nous faut voter contre et c’est ce qu’ils ont fait. Mais la loi a été votée et nous en avons bénéficié. Le 3e point est relatif au dialogue national. Nous n’avons donné aucune contrepartie à qui que ce soit», a tenu à préciser Ousmane Sonko.

OUSMANE SONKO : «LE PLUS GRAND DANGER QUI GUETTE LE SENEGAL, C’EST AMADOU BA»

Alors qu’on s’attendait à des égratignures contre le président de la République, son principal adversaire, le leader du parti Pastef dissout n’a pipé mot sur Macky Sall. Paradoxalement, il a ouvert le feu sur son candidat, Amadou Ba. «Le plus grand danger qui guette aujourd’hui le Sénégal, c’est Amadou Ba. Si l’élection se déroule normalement, il ne peut même pas avoir 15%», a dit Ousmane Sonko.

Poursuivant son propos, il ajoute : «Il faut qu’on arrête de parler de Macky Sall. On se trompe de combat. Désormais, nous n’avons qu’un seul adversaire et c’est Amadou Ba. Comment un simple fonctionnaire peut-il être aussi riche ? D’où viennent ses milliards ? A cause de ça seulement, les Sénégalais ne doivent pas voter pour lui…Toute sa trajectoire, ce sont des louvoiements, des tromperies ».

Selon Ousmane Sonko, Amadou Ba pense qu’il faut tout acheter avec l’argent. C’est pourquoi dit-t-il : «Il va falloir un large front contre ce qui se trame».  Le candidat Bassirou Diomaye Faye renchérit pour sa part: «A chaque fois que les gens allaient en contrôle fiscal et qu’ils faisaient des redressements à coût de milliards, illégalement Amadou Ba décidait d’une simple lettre, en violation des dispositions de la loi qui dit qu’aucune autorité ne peut, sous peine d’en être personnellement responsable, entraver le recouvrement des impôts et taxes de toute nature», a-t-il indiqué.  Et de poursuivre : «quand j’ai appris qu’il était impliqué dans des soupçons de corruption et que celui qui l’a choisi comme candidat, y a cru, j’ai dit c’est parce qu’il le connait».

«SI L’ELECTION SE DEROULE BIEN, JE NE PENSE PAS QU’ON FERA MOINS DE 60%»

Lors de la conférence de presse, Ousmane Sonko s’est dit d’avis que son candidat va gagner dès le premier tour. «Si l’élection se déroule bien, je ne pense pas qu’on fera moins de 60%», a-t-il déclaré. Non sans appeler «les Sénégalais à aller récupérer leurs cartes électeurs, à rester mobilisés et à sécuriser le vote ; mais surtout à rester vigilants, d’autant qu’il y a des rumeurs de corruption qui circulent».  Ousmane Sonko et le candidat Bassirou Diomaye Faye ont annoncé par suite les couleurs pour le démarrage de leur campagne électorale. Une caravane vers Ziguinchor est prévue ce jour.

  Mariame DJIGO

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