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Premières tendances issues des urnes : le COSCE conforte un scrutin à un seul tour

Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) s’est prononcé sur le déroulement du scrutin de dimanche 24 mars. Face à la presse hier, le COSCE, à travers des données statistiquement représentatives des bureaux de vote au niveau national, a relevé que le taux de participation des citoyens au scrutin est de 61,6% avec une marge d’erreur de 0,8%. Ainsi, ces données, selon la mission de la société civile, confirment fermement que «le scrutin est soldé par un seul tour». Toutefois, au regard de quelques incidents notés d’une part lors du processus et d’autre part même le jour scrutin, le COSCE formule des recommandations à l’endroit des autorités en charge des élections.

Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a fait le point sur les données statistiquement représentatives des bureaux de vote au niveau national. «Ce qu’on a noté, c’est le taux de participation qui a évolué. Selon les tendances que nous avons, c’est à 61,6% avec une marge d’erreur de 0,8», a relevé Moundiaye Cissé, Directeur exécutif de l’ONG 3D, membre du COSCE.

Poursuivant son propos, ajoute le Directeur de l’ONG 3D, «L’autre aspect est que nos tendances aussi confirment une élection dès le premier tour. Il faut avoir le courage de le dire. C’est ce que nos tendances nous donnent, en termes de statistiques».

Toutefois, au regard de quelques incidents notés lors du déroulement du scrutin, le COSCE formule quelques recommandations à l’endroit des autorités en charge des élections dont «le renforcement de l’autonomie et de l’indépendance des structures de gestion électorale notamment par l’institution d’une Haute Autorité des Elections».

Concernant le droit de vote, la mission d’observation de la société civile recommande à «Autonomiser l’enrôlement des citoyens ayant atteint la majorité électorale et la radiation des électeurs décédés, faciliter l’enrôlement des primo votant en leur permettant, au-delà de la carte d’identité, de s’inscrire avec l’extrait de naissance ou le récépissé de la carte d’identité, faciliter l’exercice du droit de vote des électeurs impactés par le découpage administratif…»

Quant à la carte d’électeur, elle demande aux autorités de «procéder au découplage de la Carte nationale d’identité (CNI) et de la carte d’électeur, envisager la possibilité de voter sur présentation de la CNI tout en facilitant l’accès aux informations électorales…»

Toutefois, le collectif s’est félicité de la belle organisation du scrutin par le ministre de l’Intérieur ainsi que l’Administration territoriale…

OUSMANE GOUDIABY

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