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Prof.Hamidou DATHE : Président du parti CREDI Membre de la coalition YAW

Nous constatons avec amertume les difficultés économiques et sociales auxquelles font face les
populations du Sénégal. Ces difficultés ont, entre autres, pour nom : cout de la vie trop cher, inondations, immigrations clandestines, accidents de la circulation.

Fidèle à notre vision « d’un Sénégal dans lequel tous les sénégalais ont la possibilité d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie » nous interpelons l’état à trouver des solutions durables à ces difficultés récurrentes, c’est de sa responsabilité première.

Sur le plan politique, nous constatons tout simplement que le recul démocratique tant décrié sous le régime du président Macky Sall a atteint un niveau effroyable qui commence à dépasser tout entendement. Plus de soixante ans après que le droit de s’opposer à un régime en place soit reconnu au Sénégal que le principal opposant au régime qui symbolise l’opposition soit emprisonné et son parti dissout.

Nous déplorons et condamnons ces actes de traque d’adversaires politiques : Karim Wade, Khalifa Sall et aujourd’hui Ousmane Sonko. Si à cela on rajoute des dissolutions de partis légalement constitués, il est alors légitime de se poser la question : Que reste-il de notre démocratie
construite pierre sur pierre pendant plusieurs décennies et au prix de sacrifices inouïs de nos concitoyens ?

Des actes de dissolution de partis politiques dans le Sénégal indépendant remontent au 1er Aout 1960 avec la dissolution du PAI et l’emprisonnement de Majmout Diop son leader (paix à son ame). Cela n’a pas empêché au projet de société porté par cette structure de survivre et d’inspirer tant de générations de dirigeants. Les projets de sociétés ne disparaissent pas avec des actes administratifs mais plutôt par des contre-projets.

A ce que j’ai compris et retenu du projet du PASTEF défendu par ses organes réguliers, il recoupe le projet de beaucoup d’autres partis de l’heure dont le CREDI : il s’agit de construire avant tout un modèle endogène de développement en utilisant nos propres ressources et le tout adossé sur un bon système de bonne gouvernance- réédition des comptes articulé avec un système politique doté de mécanismes solides pour éviter toute gestion solitaire du pouvoir.

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