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Programme de modernisation du parc piroguier du Sénégal : Opération de charme de la SIRN à Fatick sur l’utilisation des embarcations en fibre de verre

Dans le cadre de la vulgarisation du programme de modernisation du parc piroguier, la Société des Infrastructure de Réparation Navale de Dakar (SIRN SA)  a organisé le 3éme atelier d’information et de partage avec les acteurs de la pêche de Djifere et de Touba Couta dans la région de Fatick. Cette tournée Entièrement réservé à l’importance de l’utilisation des embarcations en fibre de verre. 
Selon Monsieur Saliou Samb « L’objectif général de cette campagne  à Djifere et à Touba Couta est de promouvoir une forte utilisation des pirogues en fibre de verre dans le sous-secteur de la pêche artisanale au Sénégal ». Plus spécifiquement le directeur général de la SIRN développe «  nous sommes partager avec les acteurs de la pêche sur les avantages de l’utilisation des pirogues en fibre de verre et les conditions et modalités d’acquisition. Nous voulons créer une perception positive des acteurs de la pêche sur les pirogues en Intégration des charpentiers dans le programme ».
Le projet de construction navale (PCN) se décline en trois axes majeurs  d’après le document remis à la presse. Il s’agit de la modernisation du parc piroguier avec le remplacement des pirogues en bois par des embarcations en fibre de verre , de la construction de bateaux de pêche semi-industrielle et de logistique pétrolière ;  de la construction d’une flotte de servitude destinée au transport fluviomaritime, à la surveillance et à al protection de nos eaux mais aussi à lutte contre les incendies en mer.
Après l’exposition de l’équipe de la SIRN SA, les acteurs de la pêche semblent intéressés pour l’utilisation des nouvelles embarcations de pêche et de transport. Cependant à Djifere, ils délivrent leurs différents difficultés rencontrées dans la mer et une fois sur le continent. « Nous les pêcheurs de Djifere nous sommes confrontés à de réelles difficultés pour avoir maintenant du poisson. Certains pêcheurs sont obligés d’aller jusqu’a 50 voir 60 kilomètres dans la mer pour disposer du bon poisson. Et cela implique plus de temps et plus de carburant. Au retour de la mer nous sommes confrontés à un sérieux problème de commercialisation, de transformation, d’emballage et de valorisation du butin » a expliqué Babacar Diop évoluant dans le secteur depuis 1989.
A Touba couta également les femmes évoluant dans le secteur de la transformation des produits halieutiques sont très réceptives sur les nouvelles embarcations en fibre de verre. «  si je pouvais rebaptiser les nouvelles pirogues je leur donnerai le nom d’embarcation de développement pour les femmes. Nous sommes disposés à en disposer mais nous demandons une plus grande facilitation pour l’acquisition » a plaidé Gnimma Diouf transformatrice à Nemaba.
Niaye Dieye représentant de l’inspection régionale de la pêche et chef de poste de Djifere et le sous préfet de fimela se réjouissent de l’importance du projet dans la pêche artisanale et même dans le transport. Ils annoncent des accidents de pirogue dans la zone de Djifere et de Touba Couta avec souvent des morts. Le quai de pêche de Djifere est lourd de 7 milliards pour un débarquement moyen de 10 000 tonnes par an .
Pour rassurer les acteurs de la pêche de Fatick, Saliou Samb informe que  dans le cadre du programme de modernisation du parc piroguier, la SIRN a procédé à des études préalables « sur le milieu professionnel et sociologique des acteurs de la pêche artisanale ,sur le marché commercial du secteur , sur tous les éléments permettant de diagnostiquer la réalité du milieu de la pêche dans tous ses aspects sociologiques, professionnels, techniques, financiers, commerciaux et ses relations avec les partenaires étrangers ».  Doté d’un budget de 400 millions de FCFA, le PCN envisage de produire entre 200 et 300 pirogues en fibre de verre. Il se fixe un ambitieux objectif d’élimination des pirogues en bois dans les dix prochaines années et vers la pêche semi industrielle. « C’est une question de survie et de responsabilité » a plaidé Saliou Samb.

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