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Projet connecter les villages du Sénégal (covid-Sénégal) : Oxfam tire un bilan satisfaisant

De juillet 2021 à décembre 2023, Oxfam et ses partenaires ont implanté dans les régions de Kolda et Tambacounda dans le cadre du programme Direct, le projet Connecter les villages du Sénégal appelé COVID-SENEGAL. Trois mois après la clôture de ce projet de réponse numérique a la crise de COVID19, Oxfam a organisé hier, jeudi 28 mars 2024, une table ronde autour de ses partenaires pour tirer les enseignements, les réalisations et l’évaluation.

« C’est un projet que nous avons élaboré pendant la pandémie COVID-19 que nous avons intitulé « Covid Connecter les villages du Sénégal » et qui est en lien avec la santé. Vous savez avec la période du Covid-19, les déplacements étaient limités et il y avait des problèmes de santé, notamment les femmes enceintes qui devraient aller faire des consultations prénatales ou les enfants en bas-âge qu’il fallait emmener aussi en consultation », a déclaré Issaka Ouandaogo, directeur des programmes et de l’influence d’Oxfam au Sénégal. Et de poursuivre : « C’est ainsi que nous avions réfléchi sur comment continuer à assurer les services de santé en cette période de Covid. Alors, nous avons trouvé nécessaire de doter certains centres de santé notamment certaines femmes de la communauté qui travaillent avec les sévices de santé, des téléphones et d’autres instruments pour permettre de continuer les prestations ». Par ailleurs, M Ouandaogo est revenu sur les raisons de choix des régions ciblées. Et de faire savoir : « Les régions de Kolda et de Tambacounda sont des localités très reculées des campagnes. Les déplacements sont très difficiles même dans la ville et en campagne, c’est encore plus difficile. C’est par rapport à cela que nous avons dit qu’il faut intervenir dans ces localités où la population est intense et qui a besoin d’avoir des services essentiels. Donc, c’est dans ces conditions que nous avons jugé qu’il serait intéressant en tout cas d’affecter du matériel à ces centres de santé pour pouvoir continuer les prestations de service à l’intention des communautés en l’occurrence les femmes ».

Revenant sur les réalisations du projet, Malick Ndome, chargé de projet, a relevé que les actions les plus impactantes, « c’est de montrer à l’Etat, au service de santé notamment que le niveau communautaire a un rôle important à jouer dans l’offre et l’accès au service de soin…C’est ainsi que nous nous sommes dit que si nous arrivons à impliquer davantage le niveau communautaire dans la prise en charge de certains problèmes de santé notamment dans le suivi de la grossesse, dans les accouchements, dans le suivi de la couverture vaccinale ou bien le suivi nutritionnel, nous pourrons mieux jouer notre rôle et contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité des femmes et des enfants ». Sur ce, dira-t-il, « nous avons acheté 400 smartphones remises aux Bajene Gox, 27 tablettes, 9 ordinateurs, 2 générateurs et nous avons mis plus de 10 millions de francs CFA sous forme de motivation pour permettre aux bajene Gox de se regrouper en calebasse ( lLéket en Wolof). Et plus de ça, elles reçoivent chaque deux mois 200 mille et en plus de leur cotisation, ça leur permet non seulement de pouvoir faire leurs activités économiques mais d’être motivées à rester dans le dispositif », a révélé Malick Ndome. Le projet a touché enfin 27 communes et 27 postes de santé.

BARTHELEMY COLY (STAGIAIRE)

 

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