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SEDHIOU : amélioration des pratiques et rendements agricoles : AJAAC/COLUFIFA fait sa mue en une société coopérative de référence

L’association africaine jeunesse agricole et culturelle/ comité de lutte pour la fin de la faim (AJAAC/COLUFIFA) dont le siège est à Faoune dans le département de Bounkiling est devenue une société coopérative ; ainsi en a décidé, le mardi 12 mars,  l’assemblée générale ordinaire en vue de densifier ses actions en direction des communautés de base. C’est dans le cadre du projet Femme agriculture résiliente (FAR) financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par le consortium CECI SOCODEVI.

Du haut de ses cinquante années d’existence ponctuées d’expériences en matière de développement à la base, l’Association africaine jeunesse agricole et culturelle/ comité de lutte pour la fin de la faim (AJAAC/COLUFIFA) vient de faire sa mue pour devenir une société coopérative. A cette même occasion, il a été procédé mardi à l’inauguration de son magasin de stockage et la salle de conférence. Abdoulaye Djibril Baldé, le président de AJAAC/COLUFIFA, explique que « ce magasin nous permettra de mettre à disposition des semences et intrants de qualité à temps. Quant à la salle, elle va beaucoup nous servir pour les réunions et conférences. Pour ce qui est de la transition vers la société coopérative, nous sommes à cinquante ans cette année et il convient de changer notre statut pour mieux nous conformer à nos aspirations », indique-t-il.

AJAAC/COLUFIFA est bénéficiaire de ce projet FAR (Femme agriculture résiliente) financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par le consortium CECI SOCODEVI.  Le spécialiste en agriculture, coordonnateur du projet dans la région de Sédhiou et représentant du chef de projet indique que leur démarche se fonde sur les besoins fonctionnels des bénéficiaires : « l’approche du projet a été très participative et inclusive car en début du projet, nous avons pu mettre en place un dispositif de communication interne. Et l’expression des besoins a émané directement des bénéficiaires. Tout cela est tiré du plan d’investissement» a dit Abdoulaye Sène.

Et d’ajouter « parmi les priorités, était sorti le périmètre maraîcher qui était un besoin imminent mais également cette boutique d’intrants et la salle de réunion. Nous avons aussi 27 hectares pour le maraîchage dans les communes de Djinany, Oudoucar, Faoune et Diaroumé ».

Le maire de Faoune Mamadou Bâ garde espoir d’une autosuffisance alimentaire dans sa collectivité :  « il y’a vraiment de l’espoir que dans quelques années, notre commune sera parmi celles qui seront autosuffisantes. Cela va aussi contribuer à l’autonomisation des femmes. Quant à moi, je reste disponible à les accompagner pour l’atteinte de leurs objectifs » rassure-t-il. Enfin, le sous-préfet de Diaroumé Ousmane Ngom a rappelé les bonnes dispositions de l’Etat à accompagner les acteurs locaux notamment pour leur autonomisation et une autosuffisance alimentaire.

Moussa DRAME

 

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