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Sédhiou-le nouveau régime attendu sur des transformations structurelles durables : la priorité dans tous les secteurs !

Les citoyens de la région de Sédhiou ont l’attention prêtée sur la formation du gouvernement du tout nouveau régime de Bassirou Diomaye Faye. En raison de l’immensité des priorités et de l’iniquité dont a longtemps été victime la région, les populations de la vieille ville du Pakao sollicitent la réalisation d’infrastructures structurantes, des routes et des investissements massifs dans la valorisation du potentiel local à même de combattre la pauvreté endémique et ses corollaires de migration irrégulière entre autres vices sociales.

De la première capitale administrative de la Casamance depuis l’époque coloniale à la dernière-née des régions administratives du Sénégal, Sédhiou traine encore en queue de peloton de la chaine de l’émergence et ce, malgré les investissements timidement consentis par le régime de Macky Sall dans la région. Son riche potentiel reste faiblement exploité, le coût de la vie chère, la pauvreté et la migration irrégulière galopante.

Voilà le cliché qui attend le 5e président de la république du Sénégal Bassirou Diomaye Faye, selon Ibrahima Diallo, journaliste et correspondant de Zik FM et Sen TV et analyste politique en service à Sédhiou : « Sédhiou est une région à vocation fortement agricole et ce serait important d’accompagner le monde rural dans le cadre de la mécanisation de l’agriculture et des financements. Du point de vue de la production et en raison de leur abondance, ce serait salutaire d’installer des unités de transformation, de conditionnement et de labélisation en vue de leur vente sur des rayons de haut niveau. Cela permet de valoriser notre potentiel et de fait de générer de l’emploi durable », relève Ibrahima Diallo.

Et Oumar Cissé, également journaliste à Gabou FM, d’ajouter : « Sédhiou est une région qui regorge beaucoup de potentialités. Des centaines de tonnes de fruits moisissent en zone de production, faute de transformation alors que ce pourrait sans doute être une chaine de valeurs additionnelle à l’économie rurale de ce terroir. Nous osons espérer que ce nouveau régime en fera une priorité », dit-il. Notre confrère Ibrahima Diallo de rebondir sur l’attelage gouvernemental : « il serait assurément bien d’avoir une personnalité de la région de Sédhiou dans ce gouvernement et qui veillera à l’accompagnement des initiatives de son développement. Par ailleurs, dans la région de Sédhiou, nous avons de l’argile noire qui permet la fabrication de carreaux céramiques à Thiès. On gagnerait plus à implanter cette usine dans la région de Sédhiou plutôt que de les transporter jusqu’à Thiès », recommande-t-il.

L’emploi des jeunes, une chanson, une boutade !

Sur ses épaules encore frêles, le tout nouveau et jeune président de la République doit surtout faire sien le plaidoyer de sa classe générationnelle à l’emploi des jeunes : « il n’y a vraiment pas d’emplois dans la région de Sédhiou. Et le seul recours des jeunes est la conduite des motos taxis Jakarta alors qu’ils gardent en poche leur diplôme. Cela est hélas une porte ouverte vers la migration irrégulière, en désespoir de cause ».

La voix stridente des femmes entonne la même trompette d’une jeunesse désœuvrée. Diénéba Mané se fait l’écho de ce besoin vital partout exprimé dans la région de Sédhiou : « c’est urgent que ce nouveau gouvernement s’empresse de dénouer la question de l’emploi des jeunes de la région de Sédhiou ». Le désenclavement routier et fluvial, une urgence, indiquent par ailleurs Ibrahima Diallo et Oumar Cissé. « Les infrastructures sont aussi une urgence dans la région de Sédhiou. De prime abord, le désenclavement routier et fluvial de la région avec notamment le pont promis sur le bras de fleuve Témento, les voiries communales et les nombreux chantiers à l’arrêt depuis des années ». En réalité, ce qui est attendu de ce nouveau régime, c’est un toilettage du système de gouvernance au Sénégal notamment la justice sociale, les droits humains, la gestion rationnelle des finances publiques et la création des pôles territoires pour décentraliser durablement les initiatives et créneaux porteurs de croissance jusque dans les contrées les plus reculées du pays.

Moussa DRAME  

 

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