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Sédhiou – mobilisation pour la libération des détenus dits politiques : les proches menacent d’investir la rue

Les trois jeunes garçons de la ville de Sédhiou écroués au lendemain des manifestations émaillées de violence croupissent toujours en prison. Excédés  par ce long séjour carcéral et sans procès, leurs proches ont fait face à la presse avant-hier, dimanche 25 février, pour décrier un tel état de fait. Ils demandent que leurs camarades, époux et frères soient libérés, à l’exemple des vagues de libération ayant déferlé dans plusieurs régions notamment à Dakar. A défaut, préviennent-ils, une marche pacifique sera organisée pour élever le ton.

Huit mois après leur arrestation au lendemain des manifestations de violence à effet de contagion dans plusieurs collectivités territoriales du Sénégal, les sieurs Kéba Seydi, acteur culturel, Mamadou Lamine Dabo, commerçant, et Boubacar Sow, étudiant, croupissent toujours à la Maison d’arrêt et de correction de Sédhiou. En attente d’un procès qui n’est jusque-là pas inscrit au rôle, leurs proches, épouses, sœurs et camarades ont décidé d’élever la voix au travers d’une déclaration de presse. «Nous déplorons le maintien en prison de nos camarades depuis huit mois suite au procès qui condamnant l’opposant Ousmane Sonko. Ils n’ont toujours pas été jugés et pourquoi les maintenir en prison sur la base de simple soupçon ou d’accusation», a déclaré Seydou Koïta, le porte-parole des familles des détenus dits politiques.

Au déferlement des vagues de libération des détenus dits politiques comme à Dakar, leurs proches caressaient tout aussi l’espoir de les voir sortir de prison, dans la perspective de l’apaisement de la situation politique, rétorque Seydou Koïta, le porte-parole. «Plus de 400 détenus ont été libérés à Dakar et dans d’autres régions. Pourquoi alors ceux de Sédhiou ne peuvent pas l’être ? Nous attendons la même chose ici à Sédhiou», ajoute-t-il.

Et si cette requête reste lettre morte, les proches de ces détenus promettent de se faire à nouveau entendre dans la rue, selon toujours Seydou Koïta, le porte-parole des familles des détenus. «S’ils ne sont toujours pas libérés, nous allons déposer une demande de marche pacifique pour alerter l’opinion publique nationale et internationale», menacent-ils.

Ces familles de ces détenus dits politiques ont par ailleurs indiqué que leurs avocats avaient introduit une demande de liberté provisoire sans succès et sollicitent la clémence de la puissance publique pour les relâcher sans délai.

Moussa DRAME

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