SOCIETE / FAITS DIVERS

Surprise En Train D’Ouvrir Le Coffre-Fort De Son Employeur: Elle Jette Les Clés Dans Les Toilettes Et Se Fait Arrêter Devant Ses Collègues

Née en 1990 et demeurant à Liberté 6, Marième B a été surprise par son collègue Mohamed Moustapha W., alors qu’elle était en train d’ouvrir le coffre-fort de son employeur. Reconnue coupable de tentative de vol avec usage de fausses clés, la prévenue a été condamnée hier, à deux ans de prison par le tribunal de Dakar statuant en matière de flagrants délits. 

C’est avec le cœur serré que Khaled K. a attrait son employée, Marième B., à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar ce mercredi 24 mai. « Je ne veux pas gâcher sa réputation. J’ai pitié de ses parents. Lorsque son collègue Mohamed Moustapha W. l’a surpris en train d’ouvrir le coffre-fort de l’établissement, je lui ai juste réclamé mes clés. Si elle s’était exécutée, je n’allais pas venir ici. Quand la police est venue, elle a jeté les clés dans les toilettes. C’est après une fouille que les limiers ont retrouvé les clés », a expliqué Khaled K. qui a plaidé pour la libération de la prévenue qu’il a recrutée en 2019.

Administrateur d’une société, le plaignant a constaté un trou de 8 millions lors d’un audit. C’est dans ces circonstances que le gérant de sa société, Oumar Talla G., avait démissionné en novembre 2022. Le samedi 13 mai 2023, vers 13h, le successeur de ce dernier, Mohamed Moustapha W., a surpris sa collègue Marième B. en train d’ouvrir le coffre-fort de l’entreprise. Il a informé immédiatement son patron qui a réclamé les clés du coffre-fort à la voleuse présumée. Mais, Marième avait juré sur tous les saints qu’elle ne disposait pas des clés du coffre-fort. Khaled K. a finalement contacté les éléments du commissariat de Reubeuss qui ont effectué une descente dans l’entreprise. Quand la mise en cause a vu les limiers, elle a fait irruption dans les toilettes.

À sa sortie, les flics ont saisi les clés dans ledit lieu. Arrêtée devant ses collègues et traînée à la police, Marième B. a plaidé coupable lors de son interrogatoire. Mieux, elle a reconnu avoir dissipé les 8 millions francs de son employeur entre 2019-2022. Placée sous mandat de dépôt le 15 mai, la trentenaire a réfuté les faits à la barre. Poursuivie pour vol avec usage de fausses clés à l’occasion du service, elle a déclaré que c’est Oumar Talla qui lui avait confié les clés courant juillet 2021. « Je ne voulais pas que la partie civile pense que j’étais une complice de Oumar Talla. C’est pourquoi j’ai gardé les clés avec moi au moment où ce dernier quittait l’entreprise. Les clés n’ont jamais quitté ma pochette. Je suis entrée dans le bureau où se trouvait le coffre pour établir une facture à main-levée », a-t-elle soutenu, les larmes aux yeux. D’après Khaled K., la prévenue a également causé du tort à Oumar Talla G. « Lorsque ce dernier a démissionné, j’ai récupéré le coffre pour le mettre dans mon bureau. Je l’ai remis à Mohamadou Moustapha W., il  y a un mois et la souris est revenue. Si elle avait réussi son dernier coup, j’allais avoir des doutes sur Mohamad Moustapha », a-t-il regretté. 

Entendu en qualité de témoin, Oumar Talla G. a contesté avoir remis la clé du coffre à la comparante. À l’en croire il manipulait les chiffres à chaque fois qu’il constatait un manquant dans le coffre. De son côté, Mohamed Moustapha a indiqué que la prévenue lui a fait savoir qu’elle cherchait du café, lorsqu’elle l’a surpris en train d’ouvrir le coffre-fort. 

De l’avis du représentant du Ministère public, les témoins n’ont aucun intérêt à charger la prévenue. « Je ne prendrai pas le risque de dire que c’est elle qui a pris les 8 millions francs. Mais, la tentative de vol avec usage de fausses clés est établie. Elle a arrêté son intention délictuelle avec l’intervention de Mohamed Moustapha W. », a relevé le maître des poursuites, avant de solliciter deux ans assortis du sursis. À défaut d’une relaxe, les deux conseils de la défense ont demandé au tribunal de requalifier les faits en tentative de vol avec usage de fausses clés. Après avoir retenu cette infraction, la juge a condamné la prévenue à deux ans, dont un mois ferme. 

 

KADY FATY 

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