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THIAROYE 44 : L’HISTOIRE DE MASSACRE DE TIRAILLEURS SENEGALAIS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE

Le 28 novembre 1944, le général Dagnan s’est déplacé à la caserne de Thiaroye accompagné du lieutenant-colonel Siméoni et du chef d’état-major Le Masle alors que les ex-prisonniers de guerre réclamaient le rappel de solde et que 500 d’entre eux refusaient de partir pour Bamako.

Déterminé à faire valoir leurs droits, selon le rapport Dagnan, un groupe de rapatriés a bloqué sa voiture. Le général Dagnan indique qu’il leur a promis d’étudier la possibilité de leur donner satisfaction après consultation des chefs de service et des textes.

Sur cette ultime promesse, les tirailleurs ont dégagé la route. Pour le général Dagnan, le détachement était en état de rébellion, le rétablissement de la discipline et l’obéissance ne pouvait s’effectuer par les discours et l’apersuasion et a mis sur pied une démonstration de force pour impressionner les anciens prisonniers de guerre.

Le général commandant supérieur de Boisboissel, revenu de tournée, a donné son accord pour une intervention le 1er décembre 1944 au matin à l’aide de trois compagnies indigènes, un char américain, deux half-tracks, trois automitrailleuses, deux bataillons.

Le 1er décembre 1944 au matin, les rapatriés ont reçu pour ordre de se rassembler sur l’esplanade 1280 soldats africains originaires de différents pays de l’Afrique-Occidentale française communément appelés tirailleurs sénégalais sont regroupés dans un camp de transit à une quinzaine de kilomètres du centre de Dakar.

Ils se sont battus lors de l’offensive allemande de mai-juin 1940 et la plupart sont restés prisonniers des Allemands en France, employés comme travailleurs forcés dans des fermes ou des usines d’armement. Faisant partie des premiers prisonniers libérés, ils sont rapidement démobilisés et renvoyés au Sénégal , mais sans que cela règle le problème de leurs indemnités et pensions (Les tirailleurs sénégalais réclamant à juste titre leurs arriérés de soldes quand ils étaient prisonniers).

Dans le camp, une manifestation est organisée et le général Dagnan est chahuté. Celui-ci en accord avec son supérieur, le général de Boisboissel décide de faire une démonstration de force et envoie des gendarmes, renforcés de détachements de soldats indigènes issus des 1er et 7e régiment de tirailleurs sénégalais et du 6e régiment d’artillerie coloniale et de quelques blindés. Après deux heures et demie de discussion, l’ordre d’ouvrir le feu est donné, ce qui fait soixante-dix tués et autant de blessés graves, plus des centaines de blessés légers.

Immédiatement, trois cents ex-tirailleurs sont extraits du camp pour être envoyés à Bamako. Trente-quatre survivants, considérés comme meneurs sont condamnés à des peines de un à dix ans de prison. Ils ont une amende de 100 francs de l’époque et perdent leurs droits à l’indemnité de démobilisation.

Selon les officiers supérieurs chargés de rédiger la synthèse des faits, c’est à 9h30 que les salves meurtrières ont été tirées par le service d’ordre comme riposte aux tirs des mutins établis entre 8h45 et 8h55.

Sources : Boubacar Boris Diop,
Léopold Sedar Senghor
Sobel Dione

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