POLITIQUE

Thierno Alassane Sall sur le rejet de sa proposition de loi : « PASTEF opte pour la magouille »

Le député Thierno Alassane Sall est monté au créneau hier, mercredi 26 févier, pour dénoncer la décision du bureau de l’Assemblée nationale de déclarer sa proposition de loi portant abrogation de l’amnistie de 2024 irrecevable. Dans un communiqué rendu public, le président du parti République des valeurs « Rewmi ngor » dénonçant cette décision du bureau de l’Assemblée nationale, a accusé le régime PASTEF de « s’inscrire une fois de plus dans une logique de banditisme d’État »

La décision du bureau de l’Assemblée nationale de déclarer irrecevable la proposition de loi portant abrogation de l’amnistie de 2024 déposée par le député Thierno Alassane Sall n’a pas laissé indifférent ce dernier. Dans un communiqué rendu public hier, mercredi 26 févier, le président du parti République des valeurs « Rewmi ngor » dénonçant cette décision du bureau de l’Assemblée nationale, a accusé le régime PASTEF de « s’inscrire une fois de plus dans une logique de banditisme d’État ». En effet, selon lui, « dans leur précipitation à s’engouffrer dans cette forfaiture, les députés de PASTEF, membres du bureau ont littéralement violé la procédure législative prévue à l’article 60 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ». « Selon cette disposition, après réception des projets et propositions de loi, le Président de l’Assemblée nationale doit en donner connaissance à l’Assemblée, qui en constate le dépôt. Les Sénégalais peuvent eux-mêmes constater que ma proposition de loi n’a jamais été présentée devant l’Assemblée nationale », a-t-il dénoncé.

Loin de s’en tenir-là, Thierno Alassane Sall a également accusé le Bureau de l’Assemblée nationale d’agir exclusivement dans l’intérêt de PASTEF en annonçant d’après lui « aux Sénégalais que les crimes odieux commis dans notre pays entre 2021 et 2024 ne seront pas jugés parce que cela coûterait trop cher à l’État du Sénégal ». « Le régime PASTEF est tellement prévisible que nous savions qu’il s’accrocherait aux motifs d’irrecevabilité pour refuser l’abrogation de la loi d’amnistie. C’est pourquoi nous avions accompagné notre proposition de loi d’une note sur l’irrecevabilité financière, comme en atteste la lettre de transmission visée par le Secrétariat de l’Assemblée nationale. Dans cette note, nous rappelions que l’abrogation de l’amnistie ne diminuerait en rien les ressources publiques et n’entraînerait ni création ni aggravation d’une charge publique », a fait remarquer le député Thierno Alassane Sall avant d’insister. « Le Bureau de l’Assemblée nationale, verrouillé par PASTEF, semble ignorer le sens même de cette disposition. L’adoption de l’abrogation de l’amnistie n’aurait qu’une seule conséquence : la possibilité de juger les faits visés devant les juridictions sénégalaises ».

N C GOMIS

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