SOCIETE / FAITS DIVERS

Un Enseignant Se Fait Gruger En Voulant Devenir Riche

Cécile C. F. B., vendeuse de produits bio, est accusée d’abus de confiance pour avoir assuré à l’enseignant Madické D. qu’elle allait investir ses 500.000 francs dans la cryptomonnaie. Une promesse non tenue. Présentée au juge du tribunal des flagrants délits de Dakar, la prévenue sera édifiée sur son sort le 29 janvier prochain.

Cécile C. F. B. avait promis de faire gagner beaucoup d’argent à Madické D. Pour réaliser cette prouesse, la commerçante a recommandé à l’enseignant d’investir dans la cryptomonnaie. Croyant faire une bonne affaire avec des dividendes à la fin de chaque semaine, Madické a versé 500.000 francs à Cécile. Mais, cette dernière aurait abusé de sa confiance. C’est ainsi que des poursuites ont été enclenchées contre elle à la suite d’une plainte déposée à la gendarmerie de Ouakam. Déférée au parquet, la mise en cause a obtenu une liberté provisoire le 3 janvier dernier. Comparaissant hier, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, Cécile a confié qu’elle est victime au même titre que la partie civile. Car, allègue-t-elle, elle a perdu 40 millions francs dans l’opération. « La société de cryptomonnaie est gérée par Salim. Je suis un simple intermédiaire. La partie civile a investi 500.000 francs. Chaque lundi, il devait percevoir 15.000 francs. Mais, Salim lui a versé ses gains pendant une courte période », a déploré la prévenue qui a informé avoir porté plainte contre Salim à l’instar d’autres victimes. Un argument que Madické D. a balayé d’un revers de main. À l’en croire il n’a jamais traité avec Salim. Il a connu la comparante par l’intermédiaire de sa collègue Sophie A. N. Trouvant son offre alléchante, il lui a donné 500.000 francs en main propre en janvier 2022. Mais, deux mois plus tard, il ne recevait plus les 15.000 francs qu’on lui avait promis chaque semaine. Après plusieurs relances, la prévenue lui a remboursé 200.000 francs en août 2022. « Suite à cela, je n’arrivais plus à la joindre. C’est pourquoi j’ai saisi la justice », a soutenu la partie civile qui a réclamé le remboursement de ses 300.000 francs. Entendue en qualité de témoin, Sophie a confessé qu’elle fait partie des victimes. Mais, précise-t-elle, elle n’a pas esté en justice. Car il y a toujours des risques pour les investissements dans la cryptomonnaie. À la suite de la parquetière qui a sollicité l’application de la loi, Me Preira a plaidé la relaxe pour la prévenue. Selon l’avocat, il n’y a pas eu de faute de la part de sa cliente qui a perdu 40 millions francs. Les victimes réunies en collectif, ont porté plainte contre Salim. À l’issue des débats, le juge a mis l’affaire en délibéré au 29 janvier prochain.

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