ECONOMIE

UN TECHNICIEN ALERTE SUR L’UTILISATION ABUSIVE DE L’URÉE

Le DRDR a attiré l’attention sur l’utilisation abusive de l’urée par les maraîchers de la zone des Niayes, afin d’améliorer leur production.
 
M. Sidibé prenait part à un atelier de restitution des résultats du forum national Prospectives alimentaires Horizon 2035, qui s’était tenu en 2021. 
 
Lors de cette rencontre à la gouvernance de Thiès, un rapport décrivant la situation alimentaire du pays en termes de disponibilité, d’accessibilité et d’utilisation des produits alimentaires locaux a été présenté aux chefs de service, aux nutritionnistes, aux organisations de la société civile, entre autres participants.
 
Organisé par le secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SECNSA), cet atelier vise à mettre sur pied une plateforme régionale de dialogue permanent sur l’alimentation, organe qui devra contribuer à l’élaboration dans trois à quatre ans d’un guide national de l’alimentation.
 
Les participants constituant l’embryon de la future plateforme ont, en avant-première, décliné les problématiques majeures liées à l’hygiène et à la sécurité alimentaire dans la région. 
 
Pour le DRDR, l’utilisation (excessive) par les maraîchers de l’urée, destinée normalement à la production de céréales, à des fins « horticoles », « fait tellement peur », d’autant plus que les producteurs « ne sont pas conscients du danger ».
 
L’utilisation de l’urée pose deux problèmes liés à la conservation des légumes produits à l’urée, qui « se conservent très mal », ajouté au risque sur la santé, a souligné le technicien.
 
Il a évoqué l’importance de former les maraîchers à une bonne utilisation des produits phytosanitaires, bien que certains projets qui interviennent dans la zone soient exhortés à travailler sur la question. 
 
Souvent les normes de production ne sont pas respectées dans le sous-secteur de l’horticulture qui utilise de grandes quantités de produits phytosanitaires, a relevé le DRDR, ajoutant que le délai réglementaire entre le dernier traitement et la récolte puis la mise en vente, n’est pas toujours observé. 
 
Ce qui fait que des produits « de qualité douteuse » avec des résidus de produits toxiques arrivent sur le marché. 
 
Les participants ont formulé des recommandations liées à la nécessité d’un contrôle de la qualité des aliments vendus devant les écoles, grâce à la mobilisation de volontaires formés par la Croix rouge, tout comme la sensibilisation des mères de famille sur des modes de cuisson sains par les bajenu gox.
 
« On devrait aller vers une rééducation alimentaire à l’école et dans les communautés, pour redécouvrir nos plats locaux délaissés » au profit du riz, a préconisé Adama Diawara qui représentait le maire de Thiès.

Il a regretté le fait qu’hormis le couscous et le « fondé » (bouillie à base de mil), « nos femmes ne savent plus rien faire avec nos céréales locales ».
 
« Nous avons des habitudes alimentaires de chez nous que nous sommes en train d’abandonner ou d’ignorer royalement au profit de modes d’alimentation venus d’ailleurs », a regretté Jean-Pierre Senghor, le secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.
http://aps.sn/
 

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