SANTE

UNE QUINZAINE DE PROJETS POUR BOOSTER LA PRODUCTION PHARMACEUTIQUE LOCALE

Dans le cadre de l’amélioration de l’accès aux produits médicaux et de la relance de la production pharmaceutique locale, une quinzaine de projets publics et privés déjà ficelés seront mis en œuvre au Sénégal. C’est ce qu’a annoncé le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Action sociale, en charge de la Pharmacie. C’était au cours de la 5ème édition du sommet international Global health Supply Chain, organisé par l’African Ressources Center au CICAD

Après les difficultés rencontrées dans l’approvisionnement en produits médicaux, liées à la pandémie de la Covid-19, le Sénégal va lancer une quinzaine de projets pour la relance de l’industrie pharmaceutique locale. C’est ce qu’a annoncé Aboubacrine Camara. «Nous avons ficelé une quinzaine de projets publics comme privés allant tous dans le sens de renforcer la production locale, avec un objectif précis, si possible, d’atteindre au moins 50% de nos besoins d’ici 2035. Et nous sommes dans cette dynamique. L’un des éléments qui l’expliquent, c’est le projet MADIBA pour les vaccins», a dit le conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Action sociale, en charge de la Pharmacie. Il s’exprimait en marge de l’ouverture de la 5ème édition du sommet Globall Health Supply Chain.

Dans cette même dynamique de facilitation de l’accès aux médicaments, le projet «YEKSINA», mis en place par le gouvernement du Sénégal, va être relancé, après évaluation et constat des contraintes qui ont plombé sa mise en œuvre. Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’African Ressources Center (ARC), en a fait l’annonce. Selon Ibnou Khadim Diaw, qui s’exprimait à l’occasion de la rencontre internationale sur les processus de l’approvisionnement en produits médicaux, le Sommet Global Health Supply Chain et le Forum Supply Chain pour soutenir la transformation durable de la chaine d’approvisionnement, initiée par l’ARC, beaucoup de contraintes ont plombé la mise en œuvre de ce projet. Un projet initié par l’Etat, avec l’appui de partenaires comme la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation Merck For Mothers.

Une étude portant sur l’évaluation du projet a montré que le volet financier a été le principal goulot d’étranglement pour le déroulement. C’est pourquoi, dans le cadre de cette relance de «YEKSINA», une plus grande attention sera accordée à la visibilité sur la viabilité financière du projet. «Aujourd’hui, on est en train de repenser, avec les autorités, sur la relance même de YEKSINA. Mais en s’assurant de la viabilité technique et financière du modèle économique. On est dans la phase de relance, on attend que les autorités.

D’ailleurs, dans les semaines à venir, on sera avec la PNA (Pharmacie Nationale d’Approvisionnement) et l’USAID CHEMONICS pour voir dans quelle mesure relancer le projet, en ayant un contrôle sur le modèle de financement», a-t-il dit. Dans son intervention, le responsable régional de l’ARC a reconnu les difficultés dans toutes les chaines d’approvisionnement, consécutives à la pandémie de la Covid-19, avant de plaider pour le soutien à la production locale, sous régionale et à l’échelle continentale. «La pandémie a mis à nu les problématiques de la chaine d’approvisionnement…

La réflexion de cet atelier, c’est essayer de voir comment on peut retrouver notre indépendance pharmaceutique, pour commencer à produire au moins une bonne partie des produits de santé dont nous avons besoin, et ne pas dépendre que de l’étranger. Mais, là aussi, on ne va (pas) produire que pour le Sénégal, la réflexion doit aller au-delà de notre pays», a-t-il dit. Cette 5ème édition du sommet international Global Health Supply Chain a accueilli plus de 300 participants. Elle se poursuit jusqu’au 02 décembre prochain, avec un Forum sur la Transformation durable de la chaine d’approvisionnement des produits de santé en Afrique.

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