Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels APROSI : un cadre de Pastef limogé suite à des dénonciations internes

APROSI : un cadre de Pastef limogé suite à des dénonciations internes
Le climat est tendu à l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI). Son Directeur général, Amadou Guèye, a pris la décision de mettre fin, sans préavis, au contrat d’Aly Fary Ndiaye, cadre interne de l’agence et membre actif du parti Pastef.
Selon le journal L’AS, ce licenciement fait suite à des publications sur la page Facebook de M. Ndiaye, dans lesquelles il critiquait ouvertement la gestion de l’agence, qu’il estime en contradiction avec les valeurs de transparence et d’éthique prônées par le gouvernement à travers le mot d’ordre « Jubb, Jubbal, Jubbanti ».
Dans une correspondance officielle en date du 7 juillet, la direction de l’APROSI reproche à M. Ndiaye d’avoir porté atteinte à l’autorité de son supérieur et à la réputation de l’établissement. Une procédure disciplinaire avait été enclenchée depuis le 10 juin, incluant une sommation délivrée par voie d’huissier. La réponse apportée par l’intéressé a été jugée insuffisante, ce qui a conduit à un licenciement immédiat pour faute lourde, sans aucune indemnité, à l’exception de ses droits sur les congés non utilisés.
Parmi les faits dénoncés par Aly Fary Ndiaye figurent notamment la location d’un véhicule à plus de 4 millions de FCFA par mois, malgré l’existence d’un véhicule de fonction, ainsi que des dépenses estimées à 24 millions FCFA pour deux déplacements à l’étranger. Il a également évoqué des antécédents judiciaires du directeur général, présenté comme un ex-cadre de Renault, condamné avec sursis en 2020 pour une agression contre le professeur Moussa Seydi.
Se positionnant comme lanceur d’alerte, Aly Fary Ndiaye a porté l’affaire à la connaissance du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Selon L’AS, l’inspection du travail aurait invalidé les sanctions infligées par la direction de l’agence. Malgré cela, le licenciement a été maintenu par le DG, dont la plainte contre Ndiaye aurait également été classée sans suite.


