Babacar Diong, chef du centre de documentation et des archives de l’Omvs : « Il est crucial de se pencher sur les enjeux éthiques, juridiques et techniques liés à l’IA dans l’archivage »

Le Centre de Documentation et des Archives de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a initié hier, mardi 3 mai, un wébinaire-formation axé sur le thème « L’Intelligence artificielle et l’archivage, implications, outils, enjeux et perspectives ». Une rencontre organisée en prélude à la célébration de la semaine internationale des archives, prévue du 9 au 13 juin prochain. Une occasion saisie par le responsable dudit centre, Babacar Diong, pour rappeler l’importance de se pencher sur les enjeux éthiques, juridiques et techniques liés à l’intelligence artificielle (IA) dans l’archivage.
Cette rencontre a servi de cadre d’échange pour les archivistes qui se sont longuement penchés sur la question de l’intelligence artificielle (IA). Ces derniers auront ainsi l’opportunité d’explorer des facettes multiples de cette synergie ainsi que les implications profondes de l’IA sur les pratiques archivistiques, de la collecte à la diffusion avancée par la description et la conservation. Une manière pour eux d’anticiper sur la célébration de la semaine internationale des archives, prévue du 9 au 13 juin prochain. Pour sa part, le chef du Centre de Documentation et des Archives de l’OMVS, Babacar Diong, s’est interrogé sur la manière de garantir l’identité et l’intégrité des documents à l’ère des êtres humains, les risques et la façon de les atténuer. « Il faut se projeter sur les perspectives d’avenir en imaginant le rôle de l’archiviste de demain et l’impact de l’IA sur la mémoire collective. Car l’IA est une technologie qui redéfinit nos relations pour l’interaction avec l’information », a-t-il expliqué. Aujourd’hui, l’archiviste a commenté M. Diong, ne cesse de se demander comment cette puissance de calcul et d’apprentissage qu’est l’IA impacte un domaine aussi fondamental que l’archivage. « Il est important de savoir comment l’IA pourrait nous aider à gérer, à préserver et à valoriser notre patrimoine documentaire », s’est demandé M. Diong. Il s’agira pour les participants à cette rencontre de mieux se familiariser avec les outils innovants développés grâce à l’IA pouvant aider à automatiser les tâches répétitives, à améliorer la recherche d’information tout en offrant de nouvelles perspectives d’accès aux archives. La rencontre a réuni des professionnels des universités et des services régionaux, dont des membres du Réseau des Archivistes. La formation a été dispensée par l’expert en bibliothéconomie, archivistique et gestion des connaissances, en l’occurrence Antonin-Benoît Diouf.
YVES TENDENG



