«Bonjour Monsieur Malicieux» : ces messages intimes entre le prince Harry et une journaliste révélés au dernier jour de son procès contre le Daily Mail

Alors que le procès du prince Harry contre la société éditrice du Daily Mail s’est achevé, ce mardi 31 mars, après plus de deux mois d’audience, des messages privés envoyés sur Facebook par le duc de Sussex à une journaliste, entre décembre 2011 et janvier 2012, ont été révélés.
Des messages qui dérangent probablement le principal intéressé. Depuis plus de deux mois, le prince Harry et six autres personnalités publiques attaquent la société éditrice du Daily Mail, le groupe Associated Newspapers Ltd, pour atteinte à la vie privée. Au dernier jour de ce procès qui s’est conclu ce mardi 31 mars à Londres, le prince Harry s’est retrouvé au cœur de révélations plutôt embarrassantes : comme l’a rapporté le Telegraph, un échange plutôt intime qu’il a entretenu avec une journaliste du Daily Mail entre décembre 2011 et janvier 2012 a été divulgué à la Haute Cour de Londres. Un échange qui suggère que le duc de Sussex était en meilleurs termes avec certains journalistes qu’il ne l’avait laissé entendre, dont une en particulier.
Depuis l’ouverture du procès en janvier 2026, il a en effet toujours déclaré ne jamais avoir été entretenu de relation amicale avec eux. Le prince Harry affirme également avoir «coupé les ponts» avec la fameuse Charlotte Griffiths – une journaliste du Daily Mail qu’il avait rencontrée lors d’une soirée entre amis en 2011 – juste après avoir découvert sa profession.
«Bonjour Monsieur Malicieux»
Pourtant, les échanges de messages dévoilés au dernier jour du procès semblent dire le contraire. Le premier message, envoyé le 4 décembre 2011, est d’ailleurs à l’initiative du jeune prince Harry, alors âgé de 26 ans : «C’est H, au cas où tu aurais confondu le nom et la photo !!! X». La journaliste lui avait alors répondu, sur un ton qui ressemble à du flirt : «Bonjour Monsieur Malicieux… Es-tu bien rentré chez toi ? As-tu retrouvé ta voiture ? (…) Quel week-end de folie ! On ne pourrait pas tous faire des bêtises à la campagne tous les week-ends, nom de Dieu ? Bisous, CG (pour Charlotte Griffiths). Xxx».
Le fils de Charles III conclut alors qu’il a passé l’un des meilleurs week-ends de sa vie et affirme n’avoir «jamais autant ri en 24 heures». Une dizaine de jours plus tard, il la recontacte, regrettant qu’elle ait «raté une bonne soirée la veille».
«J’aurais tellement aimé être là, ma chérie»
Mais contrairement à ce que voudrait faire croire l’époux de Meghan Markle, les échanges ne s’arrêtent pas là. Le 22 janvier 2012, soit plus d’un mois plus tard, de nouveaux messages particulièrement complices sont échangés. Charlotte Griffith surnomme alors le prince «Bombe H» et regrette qu’il ait manqué une soirée «chez Arthur», leur ami en commun chez qui ils s’étaient rencontrés plus d’un mois plus tôt. Avant de lui demander s’il est à Klosters, une station de ski dans les Alpes suisses où elle passait ses vacances. «J’aurais tellement aimé être là, ma chérie, mais malheureusement je suis coincé en Cornouailles pour des affaires militaires», lui avait alors répondu le prince. «J’aurais juste aimé pouvoir être là … Surtout maintenant que tu es là ! (…) Nos câlins devant un film me manquent», continue-t-il, avant de préciser qu’il serait «injoignable» toute la semaine suivante. Leurs liens se seraient au moins poursuivis jusqu’en juin 2012, où les données relèvent un appel téléphonique à 2h50 du matin la veille du Trooping the Colour.
Cet échange pourrait bien compromettre la défense du prince Harry. Si le verdict n’a pas encore été rendu, le juge a déclaré qu’il allait «travailler dur sur le jugement» à plein temps après Pâques. L’attente lui sera sûrement insoutenable.
Publié le: Jeudi 02 Avril 2026