Covid-19 : Le molnupiravir , un nouveau bientôt disponible

Dans la lutte contre la pandémie, il y a soit les traitements préventifs, comme les vaccins, soit les traitements curatifs. Aujourd’hui, alors que très peu de traitements curatifs ont fait la preuve de leur efficacité, une nouvelle molécule pourrait sortir sur le marché, dès le mois de décembre 2021 : le molnupiravir. Quels sont ses intérêts et ses limites ?
Dans le combat contre la Covid-19, les vaccins sont arrivés avant les traitements. Même si les vaccins sont nécessaires dans la lutte contre la pandémie, ils ne sont pas efficaces à 100 %. De plus, certaines personnes présentent des contre-indications à la vaccination. La mise au point de traitements contre la maladie est donc plus que jamais d’actualité. Un article publié le 1er octobre dans la prestigieuse revue Science dévoile les résultats très intéressants obtenus avec le molnupiravir. Il s’agit d’un traitement par voie orale, administrable en ville. Jusqu’à présent, les seules thérapies ayant fait la preuve de leur efficacité contre le SARS-CoV-2 étaient des médicaments injectables, disponibles seulement à l’hôpital.
Le molnupiravir est une molécule connue depuis près de 40 ans ! Initialement conçue pour soigner la grippe et l’hépatite C, elle n’est finalement jamais sortie sur le marché. Cette molécule est actuellement développée par les laboratoires Merck & Co.
Devant ces résultats encourageants, un second essai est en cours. Il s’agit de déterminer si l’administration de molnupiravir juste après un contact avec une personne infectée peut éviter une contamination. Des demandes d’autorisation de mise sur le marché ont été faites auprès de la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis le 11 octobre et auprès de l’Agence européenne du Médicament (EMA) le 25 octobre.
Le molnupiravir suscite néanmoins certaines inquiétudes. En raison de son mécanisme d’action, il pourrait être mutagène pour le virus, mais aussi pour l’humain. Le molnupiravir représente un espoir dans la lutte contre la Covid-19. Si la molécule est approuvée, celle-ci représentera le premier traitement contre la maladie, par voie orale, avec administration en ville.



