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DÉGUERPISSEMENTS À FATICK POUR LA LIBÉRATION DE L’ESPACE PUBLIC : C’est un mal nécessaire

Conformément aux instructions des autorités gouvernementales les déguisements pour libérer la voie publique se poursuivent dans la ville .
Fatick développement de plus en plus une ville fluide. Les déguisements entamés depuis la semaine dernière sont passés par là. Tout le long de la RN1 en passant par la gare routière désormais un peu voir plus loin. Plusieurs cantines et gargotes potentiellement source de dangers ont été rasées par leurs propriétaires après les sommations reçues et qu’ils estiment trop courtes.
» Nous avons reçu le communiqué mais nous étions surpris de la durée d’une seule semaine. C’était trop juste. J’occupais cette place depuis plusieurs années maintenant sans aucun problème sur la route nationale. Actuellement j’ai un site de recasement. Je vais me débrouiller et cela risque de prendre du temps. Où est ce que je vais mettre mes bagages qui risquent d’être éparpillés ou volés. Nous sommes des jeunes et nous avons notre propre métier qui est notre gagne pain. Nous ne sommes pas contre l’initiative mais nous croyons que les priorités du pays sont ailleurs et ce déguisement va accentuer le chômage car nous gérons une entreprise avec des jeunes » s’est désolé Mamadou Ndiaye menuisier en bois sur la rn1.
Au niveau de la gare routière de Fatick, la situation est difficile mais l’espace public est retrouvé. » Vraiment nous nous réjouissons pas du tout de cette opération. Nous sommes des pères de famille qui vivons de nos activités. Cette mesure risque d’augmenter les agressions, les vols entre autres. Nous, les ouvriers nous représentons une couche importante dans l’économie du pays. Nous payons chaque fin du mois au trésor public. C’est vraiment dur ce déguisement » a reconnu Adama Fall électricien automobile à la gare routière de Fatick.
Du côté du marché central, les vendeuses qui ont déserté leur cantines au profit des trottoirs jouent souvent à cache cache avec la police nationale. » Ici je pense que les personnes font sciemment. Beaucoup de commercentes qui sont dehors ont leurs cantines à l’intérieur du marché. Ils occupent le trottoir car c’est ici qu’ils vendent plus d’autant plus que les cantines sont étroites et mal construites avec cette chaleur de Fatick. Moi je préfère rester à l’intérieur car je suis fatiguée de jeux du chat et de la souris avec nos amis policiers. Mais la réalité est que Fatick est maintenant trop grande pour un seul marché Nous réclamons le retour du jour du dimanche que tout le monde connaissait pour le marché hebdomadaire de Fatick. a déclaré Awa Ndaw une vendeuse .
Interrogé sur les déguisements, les populations sont divisés. Les unes sont animées de compassion, d’autres jugent que c’est un mal nécessaire. » La situation est dure mais c’est compréhensible. Il y avait trop de laisser aller dans ce pays. Les gens se lèvent un bon matin et ils occupent la rue avec des cantines, des tables et j’en passe. Ils savaient pertinemment que ce n’est pas une place à occuper mais ils n’étaient pas inquiéter. Maintenant tout cela est terminé. Tout sera maintenant en règle dans ce pays. Il y a quelques années, une voiture a dérapé et est entré dans une boulangerie à quelques mètres de la RN1. Imaginez ce qui pourrait arriver s’il y avait du monde ce jour là. C’est difficile mais j’encourage les autorités à faire respecter la mesure. Il ne faut pas que les occupants reviennent petit à petit. Pour se développer, nous devons changer nos comportements » a expliqué un certain monsieur Faye trouvé à l’ombre devant le thé et un match de jeux de dames.
Malgré tout, il faut reconnaître que certaines artères de la ville sont devenues depuis plus spacieuses dans la commune de Mame Mindiss.


