POLITIQUE

Dialogue politique : Amadou Ba appelle à un pacte national de pacification politique

Prenant la parole, en marge de la cérémonie d’ouverture du Dialogue sur le système politique, l’ancien Premier Ministre Amadou Ba, par ailleurs leader de la Nouvelle Responsabilité, a plaidé pour un pacte national de pacification politique.

Saluant d’emblée l’initiative de ce Dialogue national qui malgré les turbulences, selon lui « elle est un geste d’ouverture à magnifier. » Amadou Ba, déclare en revanche, « Nous, opposition républicaine, y prenons part, non par naïveté, mais par fidélité à nos principes, par foi en l’avenir, et par amour pour notre patrie. »

L’ancien Premier Ministre évoque d’emblée un climat tendu. Il en veut pour preuve « les arrestations, les restrictions des libertés interpellent. » Donc, à son avis  « plus le contexte est difficile, plus le dialogue devient une nécessité. Refuser de dialoguer, c’est entretenir l’impasse. Y prendre part, c’est assumer sa responsabilité devant la Nation. »

Organisé autour de trois grands axes,  le premier est celui des libertés publiques. Le leader de la Nouvelle Responsabilité se demande « que vaut une démocratie où l’on arrête les opposants sans ménagement ? Où des journalistes, des chroniqueurs sont convoqués, parfois détenus, pour avoir fait leur travail ? »

Dans cette mouvance déclare-t-il « Nous appelons à un pacte national de pacification politique, fondé sur la libération des détenus politiques, l’indépendance des médias, et des procédures judiciaires perçues comme justes et impartiales. »

Le second axe portant sur le système électoral, Amadou Ba appelle à donner « à la CENA les moyens et l’indépendance qui s’imposent. Donnons réalité au statut de l’opposition et de son chef. »

Et sur l’inscription automatique des jeunes majeurs au fichier électoral, Amadou Ba et la Nouvelle Responsabilité estiment « qu’une telle réforme, aux implications profondes, doit faire l’objet d’un consensus fort. »

En ce qui concerne le troisième axe, qui porte sur la refonte institutionnelle. M. Ba indique qu’ « Il est temps de rendre nos institutions plus légitimes. Cela suppose de renforcer la proportionnelle dans l’élection des députés, et/ou d’introduire un second tour dans le scrutin majoritaire. », appelant dans la même foulée à une réforme de la Haute Cour de Justice de par sa composition, aujourd’hui alignée sur la majorité parlementaire, qui selon lui ne garantit pas l’impartialité attendue.

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