ACTUALITÉSINTERNATIONAL

[EN DIRECT] Venezuela: la tension monte après le déploiement de groupes paramilitaires dans les rues

Depuis les attaques américaines dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier et l’enlèvement de Nicolas Maduro, la tension monte au Venezuela, notamment en raison du déploiment de groupes paramilitaires pro-régime dans les rues de Caracas. Car l’état d’urgence est désormais en vigueur, permettant notamment l’arrestation de tout manifestant célébrant l’opération de Washington. Ayant plaidé non coupable devant un tribunal de New York lundi 5 janvier, le président déchu Nicolas Maduro et son épouse sont toujours détenus aux États-Unis.

Un partisan armé de Nicolas Maduro dans les rues de Caracas, le 3 janvier 2026.
Un partisan armé de Nicolas Maduro dans les rues de Caracas, le 3 janvier 2026. AFP – PEDRO MATTEY

Cet article est régulièrement mis à jour. Pour le rafraîchir, cliquez ici.

Ce qu’il faut retenir :

Au Venezuela, l’état d’urgence (officiellement appelé « état de troubles extérieurs ») est en vigueur, et des groupes paramilitaires se sont déployés dans les rues de Caracas pour maintenir l’ordre. Selon cette législation, toute opinion favorable à l’opération américaine peut valoir arrestation. La loi avait été votée en septembre par le président déchu Nicolas Maduro.

 Trois jours après son enlèvement, Nicolas Maduro a plaidé non coupable devant un tribunal de New York lundi 5 janvier. Il restera en détention jusqu’à la prochaine audience programmée le 17 mars. Le parquet vénézuélien a de son côté demandé à la justice américaine de « reconnaître » son incompétence pour juger Nicolas Maduro.

► Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, a été officiellement investie présidente par intérim du Venezuela par l’Assemblée nationale lundi 5 janvier. Elle a affiché sa volonté de coopérer avec Washington.

► La cheffe de l’opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado a affirmé lundi 5 janvier prévoir de revenir « le plus vite possible » dans son pays.


Les horaires sont donnés en temps universel (TU).

6h27 : Maria Gonzalez, vénézuélienne exilée aux États-Unis salue l’opération américaine au Venezuela

Nicolas Maduro a passé une nouvelle nuit en détention dans une prison du quartier de Brooklyn, à New York. Malgré les questions sur la légalité de cette intervention, la communauté vénézuélienne exilée aux États-Unis salue dans son immense majorité la décision de Donald Trump, comme cette ancienne militante anti-chaviste que Vincent Souriau, notre correspondant aux États-Unis, a rencontré à Washington.

Je pense que Nicolas Maduro va ressentir et payer toute la souffrance qu’a vécue le peuple vénézuélien. Chez nous, il y a de tant de prisonniers politiques qui sont torturés, qui ne peuvent pas voir de médecin. Il y en a beaucoup trop qui sont morts en prison.

01:30

Maria Gonzalez, vénézuélienne exilée aux États-Unis salue l’opération américaine au Venezuela

Vincent Souriau

6h09 : Opération militaire américaine au Venezuela: Donald Trump a-t-il violé la Constitution américaine ?

Depuis la capture de Nicolas Maduro au Venezuela, l’opposition démocrate au Congrès accuse Donald Trump d’avoir manqué à ses obligations constitutionnelles, au motif que le président des États-Unis aurait dû saisir et notifier le Parlement avant d’enclencher les hostilités. Donald Trump, comme d’autres avant lui, a-t-il outrepassé ses pouvoirs de guerre et si oui, de quels mécanismes disposent le Parlement et les tribunaux ? Entretien avec Michael Ramsey, professeur de droit constitutionnel à l’Université de San Diego, réalisé par Vincent Souriau, notre correspondant à Washington.

Le président américain Donald Trump lors d'une réunion des républicains de la Chambre des représentants au John F. Kennedy Center for the Performing Arts, le 6 janvier 2026 à Washington, DC.
Le président américain Donald Trump lors d’une réunion des républicains de la Chambre des représentants au John F. Kennedy Center for the Performing Arts, le 6 janvier 2026 à Washington, DC. © Alex Wong / Getty Images via AFP

5h24 : Les habitants de Caracas sur leurs gardes par rapport à l’« état de troubles extérieurs » [REPORTAGE]

Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, officiellement appelé l’« état de troubles extérieurs », des groupes paramilitaires pro-régime chaviste se sont déployés dans les rues de Caracas pour maintenir l’ordre. Au moins deux personnes ont déjà été arrêtées pour avoir fêté l’enlèvement de Nicolas Maduro, rapporte notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle.

Dans le quartier de Boleita, dans l’est de Caracas, des hommes armés circulent depuis quelques jours comme l’explique cet habitant qui préfère rester anonyme. « Hier, je les ai vus, et j’ai calculé, ils étaient au moins 100. Et avec des armes longues », constate cet homme. Des barrages routiers ont également été installés sur l’avenue principale. Des hommes cagoulés contrôlent les identités, inspectent les véhicules, et pas seulement. « Ils te contrôlent tout, même le téléphone. J’ai toujours sur moi un vieux portable pour leur donner au cas où. Les gens ont peur. Et avec ce décret qu’ils viennent de signer c’est pire. Ils peuvent t’arrêter pour rien, sans rien n’avoir à justifier, sans jugement », poursuit l’homme.

Parfois il y a des policiers et les gens les confondent avec des paramilitaires. Bon, même si ce des paramilitaires… Moi je ne sors pas la nuit, donc, je n’ai rien n’a craindre. Je vais seulement au travail dans la journée et c’est tout. Les seuls qui portent des armes ils protègent notre pays

01:24

À Caracas, la population se tient sur ses gardes par crainte de répression

Alice Campaignolle

À lire aussiVenezuela: les exilés en Colombie confrontés à la question du retour au pays

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page