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Le président s’installe, les candidats s’agitent, le Peuple acclame, et Dieu choisit : Réflexion sur le Pouvoir et la Volonté divine au Sénégal – Par Ndiawar Diop

Une contribution après le Téra-Meeting de Ousmane Sonko.

 

Il faut bien l’avouer : le Téra-Meeting d’Ousmane Sonko, ce samedi 8 novembre 2025, ressemblait à une démonstration de force et d’adhésion populaire rarement vue depuis des années. Le leader du Pastef, debout devant une foule enflammée, incarnait ce souffle révolutionnaire que beaucoup pensaient éteint depuis l’ère des indépendances. Mais la politique a cette ironie cruelle : elle ne récompense pas toujours le plus combatif, ni même le plus méritant. Elle obéit à une loi plus haute, invisible, qu’aucun calcul humain ne peut anticiper. Et dans ce Sénégal des paradoxes, le peuple acclame, mais c’est toujours le Ciel qui décide.

 

Le pouvoir ne se conquiert pas, il se confie.

Ce rappel, aussi ancien que la sagesse divine, trouve un écho éclatant dans le verset du Coran :

 

« Dis : Ô Allah, Maître de la Royauté ! Tu donnes la royauté à qui Tu veux et Tu l’ôtes à qui Tu veux ; Tu élèves qui Tu veux et Tu abaisses qui Tu veux. Le bien est entre Tes mains ; Tu es capable de toute chose. »

— Coran, Âl-‘Imrān, verset 26

 

Ce verset, si souvent récité mais rarement médité, prend aujourd’hui tout son sens au Sénégal. Contre toute attente, c’est Bassirou Diomaye Faye qui est devenu Président de la République, alors que tout semblait prédestiner Ousmane Sonko à ce fauteuil. L’homme du combat, celui de la prison, de l’injustice et de la résistance, n’a pas été le couronné du moment. Et pourtant, il reste au cœur du pouvoir, en Premier ministre fidèle à son engagement. C’est une situation politique inédite, mais surtout une leçon spirituelle : le pouvoir n’appartient pas à ceux qui le désirent, il appartient à Celui qui le distribue.

 

Le pouvoir n’est ni un trophée ni une récompense : il est un test. Celui qu’on pense le plus fort, le plus charismatique, peut voir la couronne lui échapper au dernier moment. Celui qu’on croyait effacé peut être élevé au sommet sans qu’il ne s’y attende. C’est ainsi que Dieu écrit l’histoire, souvent à contre-courant des calculs humains.

Nelson Mandela a attendu vingt-sept ans de prison pour gouverner sans vengeance.

Donald Trump a goûté à la gloire avant d’expérimenter la chute.

Liz Truss n’a régné que quarante-cinq jours avant d’être balayée par la tempête politique.

Macky Sall, lui, fut le dauphin de Wade avant de devenir son successeur, puis de céder le pouvoir malgré toutes les stratégies pour durer. Ainsi va la roue du pouvoir : elle tourne, impitoyable et juste, selon la sagesse d’Allah.

 

Le pouvoir est un miroir. Il ne révèle pas ce que nous montrons aux foules, mais ce que nous devenons quand plus personne ne nous contredit. Il attire, il corrompt, il éprouve. Certains y voient une mission, d’autres une occasion de domination. Mais le croyant, lui, sait que le pouvoir n’est qu’un prêt, une responsabilité divine qui doit être rendue avec droiture.

Bassirou Diomaye Faye n’est pas président parce qu’il le voulait le plus, mais parce qu’Allah l’a voulu à ce moment précis. Et Ousmane Sonko, malgré sa fougue, sa vision et son intelligence, doit se souvenir que la patience est aussi un acte de foi. Peut-être que son heure viendra, mais elle viendra au moment exact où Allah dira :

« Sois », et cela sera.

 

Le Sénégal doit tirer de cette réalité une leçon d’humilité. Nous avons souvent transformé le pouvoir en champ de bataille d’ego, oubliant qu’il devrait être un instrument de service. Chaque président pense être irremplaçable, chaque opposant se voit déjà sauveur. Mais les royaumes s’élèvent et s’effondrent, les puissants passent et disparaissent, alors que la justice et la droiture demeurent éternelles.

La grandeur d’un homme politique ne se mesure pas à la durée de son mandat, mais à sa dignité dans la défaite et à son humilité dans la victoire.

 

Bassirou Diomaye Faye a été choisi dans la surprise générale. Ousmane Sonko, lui, poursuit sa route, fort de la conviction que son combat ne dépend pas d’un titre, mais d’une mission. Mais dans cette histoire, le vrai vainqueur est celui qui comprend que tout vient d’Allah et retourne à Lui. Le Sénégal a besoin de dirigeants qui gouvernent avec crainte d’Allah, non avec arrogance ; de citoyens qui défendent la justice, non les clans ; et d’une jeunesse qui comprenne que la gloire humaine n’a de valeur que si elle sert le bien collectif.

 

Le pouvoir n’appartient qu’à Dieu : qu’Il élève les justes et abaisse les orgueilleux. Amine !

 

Par Ndiawar Diop

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