CONTRIBUTIONLE BLOG D'AHMADOU DIOP

LES LOCALES : UN ÉNIÈME COUP D’ÉTAT PERMANENT STRICTO SENSU ? PAR AHMADOU DIOP CPC.

À l’horizon des locales programmées à date échue,  sont quelque  peu crédibles, au regard de ce que nous savons. Manifestement, il y a lieu de parler d’un énième coup d’état permanent stricto sensu. Cela ne se discute pas. Tout dépend donc du rapport de force en présence.

Décrets présidentiels. Pour rappel,  le 7 novembre 2012, je titrais : « Non Monsieur le Président de la République, gouverner, ce n’est pas synonyme d’un chèque en blanc ! » Par Ahmadou Diop.

Le discours : « Le parti avant la patrie » cache bien le scandale de « l’affaire Aliou Sall », frère du président et la galaxie des nominations hystériques. C’est la preuve matérielle d’une dilution des consciences. «  Je suis président de la république, je nomme donc qui je veux ».

Les nominations à flot correspondent au personnage. En Afrique, le président de la république et sa famille, ses cousins, cousines, sœurs, frères de sang ou d’alliances et les membres du même clan politique se partagent bien le gâteau, sous le prétexte fallacieux de diplômes douteux, brandis ça et là pour tromper les consciences, méprisées. La bonne gouvernance n’est qu’un vain mot. La réalité est toute autre.

L’excès des nominations de «wade junior  » nous donne la chair de poule. Un dilettantisme d’état ahurissant. Gouverner, c’est prévoir et pour traduire en action les promesses. La patrie avant le parti : une supercherie.  L’habileté du discours révulse par son caractère repoussoir  à la renverse, est  fondamentalement dictatorial jusqu’à la lie.

[Sénégal] Elections locales 2014- un coup de force : Mansour Faye autoproclamé maire de ST Louis.  PAR AHMADOU DIOP.

Contre toute attente, le pouvoir totalitaire tord le bras à Ahmet Fall Braya, le grand vainqueur réel des élections municipales à St louis, en faveur de Mansour Faye, beau frère de Macky Sall, président de la république du Sénégal.

En dernière minute, Mansour Faye, le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar est déclaré vainqueur des élections à Saint-Louis, selon la commission de recensements des votes. Mon œil !

Dimanche, 29 juin 2014, les estimations donnaient vainqueur pour And dékkal ndar ak Sopi de Ahmet Fall Baraya.

Selon nos informations dignes de foi, les premiers résultats obtenus dimanche soir donnent favori à Ameth Fall Braya, Bamba Dieye et Mansour Faye.

Au centre Rawane Ngom de Diamagueune qui demeure le plus grand centre avec un total de 8 764 électeurs, sur les 12 bureaux de vote, c’est Ameth Fall Braya qui a gagné les 11.

A Guet-Ndar et Goxu Mbacc (2e plus grand centre après Rawane Ngom) aussi, Ameth Fall Baraya est largement devant. Par exemple dans le bureau 1 du centre Cheikh Touré où il a voté, le candidat de la coalition « And Dekkal Ndar Ak Sopi » a 202 voix contre 53 pour Mansour Faye et 49 pour Cheikh Bamba Dieye. Dans le bureau n°1 du centre Ablaye Khaly Mbengue, M. Fall a 188 votants contre 117 pour Mansour Faye et 13 pour Cheikh Bamba Dieye.

24 heures après, Mansour Faye annonce  par presse un autre son de cloche et déclare hystériquement sa victoire, relayée en boucle par média  acquis à la cause de Mansour Faye, beau frère du président de la république.

Le magicien de la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby) de Mansour Faye triomphe avec 13 138 voix contre 12 356 de voix pour And dékkal ndar ak Sopi de Ahmet Fall Baraya. Que valent de tels chiffres truqués et bidouillés ?

Quelques heures avant les résultats, un impressionnant  dispositif sécuritaire  de policiers,  disproportionné,  était déployé à St Louis. Ce qui augurait déjà  bien les résultats bidon que nous savons.

Municipales au Sénégal 2014 : le mal triomphe à St Louis et Guédiawaye

En lieu et place de Macky Sall, qui a totalement abdiqué, trahi tout le peuple sénégalais par son insuffisance, Marième Faye, « l’ange Gabriel de la magie noire », la maîtresse du palais : « les Faye-Sall », impose sa loi arbitraire de la tyrannie, place son frère biologique, Mansour Faye, le faquin, déclaré maire de St Louis : un gangstérisme d’état des pires méthodes fascistes.

Marième Faye, qui a opéré « un aigre-doux coup d’état » contre son mari, n’a plus rien à envier aux recettes de la Stasi. Sans Marième Faye, le chef véritable d’état du Sénégal, Mansour Faye resterait toute sa vie dans l’anonymat total. Toutes les femmes des dictateurs africains indécrottables agissent toujours de la sorte. C’est connu et c’est la règle.

Aliou Sall, l’autre flibustier, étrange,  le deuxième larron, frère de Macky Sall, remporte lui aussi  la mise et la mairie de Guédiawaye sur des combines bassement politiques.

En Afrique des dictateurs, le pouvoir est une affaire de familles et de clans, disait Feu François-Xavier Versschave, ex-président de Survie France. Depuis jusqu’à nos jours, beaucoup d’eau a coulé sous les  ponts. Nous en avons eu des preuves matérielles à l’appui, sa  savoir la  pitoyable  parodie référendaire Deum– de mars 2016, s’est prolongé les législatives cataclysmiques du 30 juillet 2017.

Cerise sur le gâteau, et pour ne rien arranger, l’esclandre du juge Demba Kanji et politique : une Bombe à fragmentation laissera une Tache de Sang et des séquelles indélébiles dans l’histoire du Sénégal. Par Ahmadou Diop.

Aussi burlesque que cela puisse paraitre,  comme on s’y attendait,  malgré les charivaris torrentiels de toute une littérature, debout et contre vents et marées,  comme prévu, le verdict planifié, tombe comme un couperet, car  l’inimitable bouffon, bien béni, des ritournelles,  qui est dénommé à juste titre, le  braqueur impénitent, flegmatique, s’est lui-même taillé un score fantasmagorique, digne de lui, comme tyran,  arrache  à lui seul  et  par devers  par sa volonté  titanesque  plus de 2,5 millions de voix (58,27% des suffrages valablement exprimés), soit une confortable majorité absolue.

Même  l’inamovible Bongo II, pour rappel en août  2016, la commission électorale a désigné le chef de l’Etat sortant, autoproclamé vainqueur des leurres, lors de la présidentielle avec 49,80 % des voix, contre 48,23 % à Jean Ping, s’est fait lui-même  relégué au second plan,  tout petit, est détrôné  par  la flétrissure en place, comme étant  l’enzyme la plus dangereuse du siècle au Sénégal, détient  le triste  record  des hold-up électoraux par son banditisme  manifeste et par  ses trahisons et son  culot outrancier, démesuré, est le symbole du négationnisme de la dernière espèce. Il faut le voir en chair et en os  pour le croire.

Depuis lors, rien absolument n’a changé d’un iota dans le sens des progrès, car rien n’y fait.  Le  malfaiteur en place, droit dans ses bottes,  impose  par devers et  son tempo et son adn,  et  trace sa route contre vents et marrées. Malgré les tirs groupés de toute la classe politique  incantatoire et de la société civile toutes réunies,  tel un bloc monolithique, y compris même  les  citoyens libres et indépendants, sont  édifiés sur la nature du boucanier, se dressent debout tous contre ce  qu’ils appellent la confiscation du suffrage universel par  le  Petit « César »  incorrigible,  reste plus que jamais  sourd, muet et aveugle, maintient le cap, comme si le Sénégal lui appartient par un legs divin.  Les décrets présidentiels inflationnistes, taillés sur mesure, torrentiellement automatiques et  antidémocratiques,  qui se multiplient à ciel ouvert et tous azimuts, se corsent  de façon inconsidérée et  ce à un rythme effréné, deviennent de plus en plus intenables, apparaissent en fin de compte  comme l’Alpha et l’Oméga de la tyrannie démente, dans un  état, qui se targue ridiculement d’être la remorque  de la démocratie, que sais-je encore ?

«  L’insaisissable  variant  sénégalais », agit en libre cours, selon son propre calendrier  illégal et  dans le secret des dieux, fait fi de toute morale ; fixe arbitrairement tout seul  les règles suffocantes  à sa propre convenance personnelle.  Le changeant  décrète systématiquement par-dessus tout et par  devers et systématiquement   ses décrets  cataclysmiques inflationnistes  et ce  à bras raccourci,  et dont l’objectif  inavoué est  de nature  à organiser  à tout prix et à chaque fois, qu’il est nécessaire,  des parodies électorales, qui passent comme une lettre à la poste.  

Après avoir décrété le département de Keur Massar à quelques encablures des  locales prévues, le 23 janvier 2022,  pour des raisons de politique politicienne, le planificateur passe de  plus en plus à la vitesse, n’y va plus avec le dos  de  la  cuillère,  n’a eu que des arrière-pensées abjectes de piètre qualité,  remet encore  le couvercle, en décrétant illégalement encore  une fois de plus  le Décret N°2021-976 porte une atteinte grave à une liberté fondamentale : le droit de vote(des primo-votants), comme  l’a rappelé  à juste titre, Seybani Sougou,  le juriste et lanceur d’alerte.

Le droit est un droit constitutionnel ; un droit fondamental garanti l’alinéa 4 de l’article 3 de la Charte suprême. Décret 2016-2034 du 19 décembre 2016 acceptait comme preuve de l’identité du  citoyen, la production d’un  extrait de naissance datant d’au  moins d’un an, accompagné d’un certificat de résidence.  En 2017, cela avait permis à Macky Sall à produire massivement dans le secret  des fraudes massives, au point que les morts avaient voté massivement plus que les vivants.

 C’était aussi le cas pour la dernière parodie  présidentielle de 2019. Sachant que les sénégalais et les sénégalaises lui ont tourné le dos à cause de ses moult  trahisons, le mordant veut à tout prix changer les règles, alors qu’il n’a pas les prérogatives juridiques, requises.

Pour rappel, le préambule de la constitution énonce clairement « la volonté du Sénégal d’être  un Etat moderne qui fonctionne, selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition qui représente un pilier fondamental de la démocratie et un rouage indispensable au bon fonctionnement du mécanisme démocratique ».  En énonçant le principe de loyauté, comme base de la vie démocratique, le Pouvoir constituant a voulu écarter toute manœuvre de la majorité, visant changer les règles  du jeu, en sa faveur.

La modification des règles du jeu électoral ne relève des prérogatives présidentielles. Toute décision unilatérale du pouvoir visant à modifier les règles du jeu électoral revêt un caractère totalement déloyal. Par conséquent, elle est frappée du sceau manifeste d’inconstitutionnalité. C’est clair, net et précis. En d’autre termes, il n’appartient au présumé chef de l’exécutif de fixer le montant de la caution.

En vérité, toutes les décisions présidentielles  visant à écarter des candidats potentiels ou supposés relèvent de l’arbitraire, sont toutes  illégales.  Même si l’assemblage des godillots, la caisse de résonance et  d’enregistrement  est sous la botte du tyran,  a voté, entre autres,  des lois liberticides, notamment  les parrainages et  en particulier, le code de communication électronique,  la tète baissée en fermant leurs yeux,  Il  faut le dire tout haut sans langue de bois et de voix audibles, tangibles.

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