POLITIQUE

Lettre ouverte de contestation de la mesure du déclarant démissionnaire Barthelemy Dias : Bassirou Samb, adjoint au maire de Dakar, appelle le président Diomaye Faye à «annuler» la décision du préfet

 «Je sollicite votre intervention éclairée pour faire annuler cette décision du Préfet de Dakar, afin de garantir le respect des lois et la pérennité des institutions démocratiques dans notre pays.» C’est Bassirou Samb, Conseiller municipal et adjoint au maire (révoqué) de la Ville de Dakar, Barthélémy Toyé Dias, qui appelle ainsi le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à annuler la décision de l’exécutif départemental de Dakarportant révocation du maire de la Ville de Dakar, Barthélémy Toyé Dias.

Dans une lettre ouverte, avec en «Objet : Contestation de la mesure du Préfet de Dakar déclarant démissionnaire le Maire de la Ville de Dakar», adressée au président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseiller municipal de la Ville de Dakar écrit : «Excellence, Par la présente, je me permets de porter à votre haute attention la récente décision du Préfet de Dakar, consignée dans une note signée par son adjoint, déclarant le Maire de la Ville de Dakar en état de démission. Cette mesure, à la fois surprenante et préoccupante, soulève des interrogations quant à sa légitimité et à son fondement juridique.»

Et de poursuivre : «Il est impératif de rappeler que cette décision constitue une violation manifeste de l’article 29 du Code électoral, qui stipule clairement les conditions et les procédures applicables en matière de démission et de révocation des élus locaux. En effet, seul le Code des collectivités territoriales est compétent en la matière. En tant qu’élu par les Dakarois, le Maire de Dakar ne saurait être déclaré démissionnaire sans un processus clairement établi et respectueux des lois en vigueur».

Selon lui, «La légitimité du Maire repose sur le choix éclairé des électeurs dakarois, qui ont exercé leur droit démocratique pour élire leur représentant. Toute tentative de déstabiliser cette volonté populaire par des mesures administratives inappropriées constitue non seulement une atteinte à la démocratie locale, mais également un manquement à l’engagement de l’État en faveur du respect des institutions démocratiques».

Suffisant pour qu’il rappelle au chef de l’Etat sa responsabilité de veiller à la conformité des décisions administratives aux principes de droit et de justice. «En tant que gardien de la Constitution, votre rôle est crucial dans la préservation des droits des citoyens et dans le respect des lois qui régissent notre pays. Il est donc de votre responsabilité de veiller à ce que les décisions administratives soient conformes aux principes de droit et de justice, et qu’elles ne portent pas atteinte à la volonté populaire

«Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, je vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de ma haute considération», conclut-il.

 

 

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