Libération immédiate Abdou Nguer, Oumar Sow, Assane Diouf : la dernière plaidoirie de l’opposition

Après avoir pris part au dialogue national consacré cette année à la réforme du système politique, le groupe de l’opposition au dialogue national est monté au créneau hier, mercredi 4 juin pour demander au Président Diomaye Faye des actes concrets d’ouverture, de concorde et de réconciliation. Sous ce rapport, ils ont demandé au chef de l’Etat d’utiliser tous les leviers à sa disposition pour faciliter la libération immédiate des jeunes chroniqueurs, à l’exemple de Abdou Nguer, Oumar Sow, Assane Diouf et tous ceux qui sont détenus pour « délit d’opinion ».
Le groupe de l’opposition au dialogue national n’a pas perdu du temps. A peine la clôture des travaux de ce dialogue national consacré cette année à la réforme du système politique, les responsables de cette opposition dite républicaine sont montés au créneau hier, mercredi 4 juin pour demander au Président Diomaye Faye des actes d’ouverture, de concorde et de réconciliation. Estimant dans un communiqué rendu public, qu’ils ont « posé un acte fort visant à renforcer la cohésion nationale, à consolider les traditions de dialogue démocratique de notre peuple et à bâtir des consensus forts afin de baisser les tensions, pacifier l’espace politique et favoriser un fonctionnement de qualité du système politique et des institutions de la Gouvernance de notre pays » en répondant à ce dialogue, ils ont ainsi demandé au chef de l’Etat d’utiliser tous les leviers à sa disposition pour faciliter la libération immédiate des jeunes chroniqueurs, à l’exemple de Abdou Nguer, Oumar Sow, Assane Diouf et tous ceux qui sont détenus pour « délit d’opinion ».
Loin de s’en tenir, ils ont également lancé au président de la République un appel pressant pour qu’il rassure nos compatriotes sur le fait que l’Etat de droit au Sénégal doit être compatible avec la protection des libertés. En effet, selon eux, « le président de la République, clé de voute des institutions, pourrait inviter la justice de notre pays, forte de son indépendance reconnue, à accompagner la pacification de l’espace politique en faisant preuve de magnanimité pour ordonner la fin de toutes les détentions provisoires des hommes et femmes politiques et hauts cadres (anciens ministres, anciens députés, anciens hauts fonctionnaires et autres.) ».
« Le contrôle judiciaire et les restrictions qui l’accompagnent suffisent pour les maintenir à la disposition de la justice qui doit, au nom de la reddition des comptes, faire son travail jusqu’au bout », ont estimé les responsables du groupe de l’opposition au dialogue national qui font remarquer par ailleurs, qu’autre geste fort attendu du président de la République, c’est qu’il s’érige en bouclier de toutes les libertés y compris la liberté de la presse en protégeant ses institutions et ses vaillants professionnels.
Par ailleurs, les responsables de cette opposition dite républicaine ont également dénoncé la convocation régulière des journalistes à la Police de même que la fermeture illégale des organes de presse qui selon eux, soulèvent des condamnations légitimes et affectent grandement la réputation de notre démocratie qui -on le sait- doit énormément aux sacrifices et au dévouement des pionniers et animateurs de nos médias. Relativement à la Haute Cour de Justice, ils estiment que quasiment tous les acteurs de notre pays s’accordent sur le fait que cette juridiction ne traduit pas l’aspiration profonde de notre peuple à un État de droit toujours plus fort et exclusivement au service des citoyens et des institutions. « Il faut donc réformer en urgence et en profondeur une telle Cour dans sa composition, dans son organisation et dans son fonctionnement pour qu’elle respecte pleinement les droits des justiciables et leur assure le droit à un appel s’ils le désirent », ont-ils soutenu.
Nando Cabral GOMIS



