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Loi climat senegal : Atelier régional sur la loi climat : le pôle centre mobilisé pour un cadre juridique ambitieux.

La ville de Kaolack a accueilli, le 12 février 2026, l’atelier de consultation régionale du pôle centre consacré au
processus d’élaboration de la future loi sur le climat du Sénégal.

La rencontre, présidée par le Gouverneur, s’est tenue en présence de Mme le Directeur de la Direction du Changement Climatique, de la Transition Écologique et des Financements Verts (DCCTEFV), ainsi que de représentants des autorités territoriales, des collectivités locales, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations territoriales visant à recueillir les contributions des acteurs locaux afin de construire un texte législatif adapté aux réalités socio-économiques et environnementales du pays.

Dans son discours d’ouverture, M. Mouhamed Abibe Kamara, adjoint au gouverneur de kaolack a rappelé le paradoxe climatique auquel fait face le pays : une faible contribution aux émissions mondiales, mais une forte exposition aux impacts.

Dans le centre du pays, notamment dans les régions de Fatick, Kaffrine et Diourbel, les effets sont déjà visibles : dégradation des terres agricoles, pression sur les ressources en eau, salinisation des sols et menaces croissantes sur la sécurité alimentaire.

Pour les autorités, la future loi devra dépasser le simple cadre normatif pour devenir un véritable levier de transformation du modèle de développement, en renforçant la résilience des territoires.

Prenant la parole, Madeleine Diouf SARR, Directrice de la DCCTEFV a insisté sur l’urgence de doter le pays d’un cadre juridique intégré et contraignant.

Selon elle, malgré l’existence d’outils stratégiques comme la Contribution Déterminée au niveau National (#CDN), l’institutionnalisation de la gouvernance climatique reste indispensable pour améliorer la coordination, la transparence et la redevabilité.

Elle a également salué l’appui technique et financier de la Banque mondiale ainsi que l’accompagnement scientifique du Laboratoire d’Etudes et de Recherche en Politiques et Droit de l’Environnement et de la Santé (LERPDES), qui ont contribué à l’élaboration des documents stratégiques validés lors de cette rencontre.

La future loi devrait notamment clarifier les responsabilités institutionnelles, renforcer l’intégration du #climat dans les politiques publiques et garantir une meilleure participation des collectivités territoriales, du secteur privé et des communautés.

Le processus s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane SONKO, qui entendent faire de la transition écologique un pilier central du développement national à l’#horizon #2050.

Les autorités espèrent ainsi positionner le pays comme l’un des pionniers africains en matière de législation climatique.

Les participants ont été invités à formuler des recommandations pour enrichir le Rapport d’Orientation Méthodologique, considéré comme la feuille de route du futur processus législatif.

L’objectif est d’aboutir à une loi scientifiquement fondée, juridiquement robuste et socialement inclusive.

À travers cette démarche participative, l’État entend construire un cadre légal capable d’accompagner la transition écologique tout en répondant aux priorités de développement économique et social du pays.

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