Mamadou Lamine Ndiaye, cadre du « Pastëf » : «Rien que la volonté de nous garantir une autosuffisance en moutons valait la peine…»

«Au-delà de nos liens politiques nous avons effectué ce déplacement pour écouter le président de la République. Nous l’avons suivi attentivement. Nous nous sommes rendu compte que le président est revenu en long et en large sur tout ce que le “Pastef” a proposé comme programme phare. Il est également revenu sur l’agenda national de transformation qui consacre une part essentiel au développement de l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. C’était aussi l’occasion de discuter avec les acteurs sur les problèmes qui gangrènent le secteur et qui ne permettent pas une autosuffisance en mouton de Tabaski. Rien que cela valait notre déplacement. D’ailleurs, c’est l’exemple le plus patent qu’il nous a donné. Nous Sénégalais nous ne sommes pas encore capables de produire notre propre consommation en mouton. Mais, le plus important aujourd’hui, ce sont les retrouvailles entre agriculteurs et pasteurs. C’est une fusion qui peut tout apporter à l’économie. On les a vus parler le même langage. Le différend entre éleveurs et agriculteurs est un problème qui a duré des décennies ; mais je crois qu’avec la validation des nouvelles reformes apportées à la loi d’orientation agro-sylvo-pastoral et halieutique, des solutions naîtront. Car, pour la première fois, on a assisté à un changement de paradigme. Tous les acteurs ont été réunis autour d’une seule table pour discuter. Les éleveurs et les agriculteurs, chacun en ce qui le concerne, ont exprimé leurs difficultés et besoins. Et la synergie autour de ce dialogue, ajoutée à la nouvelle loi, il y aura plus de moyens de lutter contre ces fléaux».
Abdoulaye FALL

