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Montée des eaux et dégradation côtière : alerte sur les menaces croissantes sur les ressources en eau et l’urgence d’agir

A l’instar du monde entier, le gouvernement du Sénégal a célébré la Journée Mondiale de l’Eau, le samedi 22 mars 2025, un événement marqué par la présence de hautes autorités gouvernementales et de nombreux acteurs du secteur de l’eau et de l’environnement. Placée sous le thème de la «Préservation des glaciers», cette édition a été l’occasion pour les ministres Cheikh Tidiane Dièye, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, et Daouda Ngom, de l’Environnement et de la Transition écologique, d’alerter sur les menaces croissantes pesant sur les ressources hydriques et les écosystèmes côtiers du Sénégal.

Dans son intervention, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye, a rappelé l’importance capitale de l’eau dans l’adaptation au changement climatique. «L’eau est un bien précieux dont la gestion durable est essentielle pour garantir notre développement et notre souveraineté environnementale», a-t-il déclaré. Il a également insisté sur le lien entre la fonte des glaciers et la montée des eaux, soulignant les impacts directs sur les côtes sénégalaises. «L’érosion côtière et la salinisation des nappes phréatiques constituent des menaces réelles pour nos ressources en eau potable et nos terres agricoles», a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, a, quant à lui, mis en avant les défis posés par le recul du trait de côte. «Chaque année, nos côtes reculent de 1 à 1,30 mètre, et d’ici 2050, entre 55 et 86 km² de plages pourraient disparaître», a-t-il alerté. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale pour faire face à ces menaces et d’une mobilisation accrue pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, principales responsables du réchauffement climatique.

Face à ces défis, le gouvernement sénégalais a réaffirmé son engagement à travers plusieurs initiatives. Le ministre de l’Hydraulique a notamment mis en avant le projet des «autoroutes de l’eau» et le développement du dessalement de l’eau de mer pour pallier la raréfaction des ressources en eau douce. «Nous devons diversifier nos sources d’approvisionnement et renforcer nos infrastructures pour garantir un accès équitable et durable à l’eau», a-t-il expliqué.

Du côté du ministère de l’Environnement, des programmes de protection des écosystèmes côtiers et de reboisement des mangroves sont en cours, pour freiner l’érosion côtière et préserver la biodiversité marine. «Nos actions doivent être guidées par une vision de long terme, intégrant l’adaptation aux changements climatiques et la gestion raisonnée de nos ressources», a conclu Daouda Ngom.

Les deux ministres ont appelé à une implication renforcée des acteurs publics et privés, des organisations internationales et des citoyens dans la lutte contre la crise de l’eau et les changements climatiques. «La préservation de l’eau est une responsabilité collective qui nécessite un engagement fort de tous», a insisté Cheikh Tidiane Dieye.

Alors que le Sénégal se prépare à co-organiser la Conférence des Nations Unies sur l’Eau en 2026, cette Journée Mondiale de l’Eau a mis en lumière l’urgence d’actions concrètes pour garantir la sécurité hydrique et environnementale du pays. L’enjeu est de taille : assurer un avenir durable aux générations futures en faisant de l’eau une priorité absolue des politiques publiques et de la coopération internationale.

Moussa THIAM

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