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POLE URBAIN DE 555 HECTARES À NIAKHAR : Un collectif de 8 villages s’opposent au projet

Le collectif inter- villages pour la préservation du patrimoine de Sagne, Nianiane , Mbafaye , Mboudaye ,Mbane Nguess , Ndiemou et Godaguene a vivement dénoncé ce Dimanche 25 Avril 2026, le projet du pôle urbain de Niakhar prévu sur une assiette de 555 hectares sur leurs terres . Il s’oppose avec fermeté à se projet qu’il considère comme un forcing du maire de Niakhar et exige l’arrêt immédiat de toutes les initiatives visant à imposer ce projet.
Selon Gilbert Waly Ndiaye coordonnateur du collectif » les populations rejettent avec véhémence les machinations du maire de Niakhar et de la direction des pôles urbains qui en parfaite contradiction avec les principes de bonne gouvernance tentent d’imposer un projet déjà rejeté par les habitants des 8 villages. Nous demandons la suspension de toutes les procédures liées à l’affectation des 555 hectares concernés » fulmine t’il.
Pour le coordonnateur de Gay o Jeg es ( ce qui nous appartient en Sérère ) , » les terres agricoles des villages ne sont pas à vendre, ni à céder sous la contrainte, ni à sacrifier sur l’autel d’un développement imposé et déconnecté des réalités locales. Nos terres sont notre patrimoine, un bien, une histoire. Elles nourrissent nos populations à travers nos explications agricoles familiales et l’élevage ».
Gilbert Waly Ndiaye d’ajouter » Nous reprouvons cette approche profondément choquante qui fait des terres que nous cultivons de simples réserves foncièrs disponibles, alors qu’elles sont le fondement de notre survie économique de notre cohésion sociale et de notre identité culturelle ».
Pour Ousmane Diouf junior « le collectif s’insurge contre le forcing des autorités communales de Niakhar et du représentant de la direction des pôles ».
Il avertit » les populations ne resteront pas silencieuses devant ce qu’elles estiment être une violation de leurs droits et de cette tentative grossière visant à les déposséder de leurs terres. Nous n’accepterons pas d’être les victimes d’un modèle de développement qui impose,qui trompe et qui est surnois ».
Dans sa grande colère, le collectif se désole du fait que » le dispositif de mise en œuvre n’a pas été procédé de consultations communautaires dès sa phase initiale ».
Il regrette par conséquent le manque de transparence ainsi que la non prise en compte des préoccupations des populations locales qui de toute façon sont les premières victimes de ce projet de pole urbain de Niakhar.
Ousmane Diouf junior revient à la charge » cette attitude unilatérale ressemble à une volonté bien orchestrée de dépossession de nos terres au mépris des droits les plus élémentaires des populations. Ce manque de transparence est d’autant plus flagrante qu’aucune étude d’impact environnemental n’a jamais été présenté ni aux populations locales ni au collectif ».


