POUR UNE ADMINISTRATION A LA HAUTEUR DES GRANDES AMBITIONS DECLINEES DANS LA VISION SENEGAL 2050.

Dans la vision Sénégal 2050, le Sénégal démontre aux yeux de la communauté internationale que, de nous, par nous et pour nous-mêmes, on peut penser et réaliser un programmesouverainiste à la hauteur de nos ambitions. Cette vision, qui, pour la première fois, fait l’unanimité auprès de la classe politique et intellectuelle sénégalaise mérite une administration efficace, efficiente et très alerte. L’effort fait par les plus hautes autorités du pays dans ce sens est salutaire. Depuis l’arrivée du tandem Diomaye-Sonko, des responsables, de tous bords, connus par leur probité morale et intellectuelle sont nommés pour diriger les structures publiques et parapubliques.
Cependant, pour la concrétisation de toutes les décisions et orientations prises, des efforts supplémentaires devraient être consentis pour ne pas tomber dans une administration piégée,comme cela fut le cas avec les finances publiques. Son Excellence, Monsieur le Président de la République, le Premier Ministre et son gouvernement, gagneraient beaucoup en permettant aux responsables nouvellement nommés d’avoir des coudées franches pour dérouler leurs programmes et plans d’actions. Je ne saurais dire que dans certaines structures, des blocages ou lenteurs sont notés. Mais avec la situation que le régime a héritée, il faut s’attendre à tels scénarios qui s’expliqueraient, d’une part, par des profils non adéquats trouvés sur place du fait du clientélisme politique de l’ancien régime et, d’autre part, des profils adéquats mais engagés dans l’affairisme d’Etat ; une pratique légitimée par le régime sortant.
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Ces personnes recrutées dans les structures publiques et parapubliques étoufferaient les belles décisions et orientations du nouveau régime. Généralement, ce sont des personnes frustrées, découragées et démotivées, sachant que leurs pratiques à la Benno book Yaakaar ne peuvent plus prospérer. La plupart d’entre eux, par ces pratiques sont à l’abri du besoin parce qu’amassant beaucoup de biens. Le salaire perçu aujourd’hui ne les motive plus car ils sont déjà repus de l’argent public frauduleusement acquis. Ils ne donnent plus le meilleur d’eux-mêmes et ont tendance à orchestré des sabotages déguisés contre le régime. Le plus gênant dans tout cela est que ce sont des responsables très influents dans les structures à cause de leur expérience ou de leur longévité, et de surcroit, nommés par arrêtés ministériels, décrets présidentiels ou recrutés par le Directeur sortant. Je ne crois pas que la nomination d’un directeur ou d’un PCA seul,permettrait de donner un nouveau souffle à une quelconquestructure. Malgré les compétences et engagements de cesderniers, la mise en œuvre de leurs feuilles de routerespectives pourrait subir des lenteurs, des blocages intentionnels, être désorientée vers des pratiques peu orthodoxes.
L’Etat devrait davantage, dans l’exécution diligente des programmes et politiques publiques, accompagner les responsables nouvellement nommés à choisir leurs cabinets ou leurs plus proches collaborateurs sur la base de la confiance, de la compétence et de l’engagement militant pour la réussite du projet. De cette démarche, ils pourront asseoir une administration solide, très efficace et capable de porter l’ambitieux programme du plan quinquennal. Pour preuve, dans certaines structures, si la personne morale est absente,tout le travail s’arrête. Il faut d’ores et déjà des équipes soudées, engagées et solidaires pour diligenter les dossiers et exécuter rapidement les plans d’actions déclinés dans les structures étatiques.
Pour éradiquer à jamais ces pièges, il faudrait s’intéresseraussi aux chefs de division et de subdivision des ministères et directions qui sont aussi des responsables-clefs dans la mise en œuvre des politiques publiques. Avec la masse critique de ressources-humaines de la coalition Diomaye-Président, des difficultés de profils ne doivent guère poser problème. L’administration sénégalaise étant pyramidale, il serait très difficile pour les plus hautes autorités du pays de maitriser tout ce qui se passe dans les différentes strates de la pyramide ; d’où l’urgence de mettre des hommes de confiance aptes à opérer les véritables changements à la hauteur des nobles ambitions déclinées qui sont à notre portée. Il est évident quele changement du système passera par des hommes et femmes qui saisissent les opportunités de la Vision 2050 et comprennent les enjeux du moment. L’avenir est ainsi prometteur et les lendemains seront forcément florissants. Le Sénégal souverain et prospère est en train d’écrire les plus belles pages de son histoire et de mener résolument toute l’Afrique mère vers les progrès.
MAMADOU NGOM RESPONSABLE POLITIQUE DANS LA COALITION DIOMAYE PRESIDENT A FATICK


