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RÉFORME DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE DU SENEGAL ( CNJS) POUR UN CONSEIL CONSULTATIF : C’est pour être plus efficace et plus inclusive

La gouvernance de Fatick a abrité tout dernièrement un comité régional de développement ( CRD ) consacrée partage de la réforme Conseil national Jeunesse du Sénégal (CNJS). L’objectif de la réunion était d’imprégner les autorités administratives, locales et les différentes entités de la jeunesse sur le nouveau statut du conseil consultatif des jeunes du Sénégal.
Selon Boubacar Ba directeur de l’éducation populaire au ministère de la jeunesse du sport et de la culture la réforme du conseil national de la jeunesse était devenue une nécessité « le dernier renouvellement de la structure a eu lieu en 1016, et c’était pour un mandat de trois ans qui devait se terminer en 2019.Depuis la fin de cette échéance il n’y a pas eu de renouvellement car c’est une organisation qui a un mode de fonctionnement assez lourd. Depuis lors nous avons constaté que ses organes ne fonctionnaient presque pas. Cela fait que le CNJS ne jouer pas correctement sa mission ».
Poursuivant le chef de la délégation ministérielle ajoute « l’essentiel des membres des différents conseils communaux sont atteints par la limite d’âge. Plus de la moitié a plus de 35 ans âge limite de la jeunesse au Senegal. De ce fait la nécessité de réformer le CNJS s’imposait. C’est une réforme portait par le ministère mais également voulue par le conseil elle même en commanditant en 2023 un consultant qui a fait une étude diagnostique dans toutes les régions
du pays ».
Sur les résultats de ses analyses du consultant, Boubacar ba révèle « le diagnostic a montré qu’il faut plutôt réformer le CNJS que de renouveler pour plus d’efficacité. Beaucoup de choses doivent changer en commençant par la nouvelle appellation de conseil consultatif des jeunes du Senegal ( CCJS). Désormais nous voulons un conseil souple avec des collèges dans les communes, les départements et dans les régions. Comme innovation deux jeunes seront élus dans chaque entité avec le respect strict de la parité jusqu’au niveau national. L’autre changement est l’entrée des jeunes qui ne sont dans aucune organisation et qui souhaitent servir leur pays. Nous devons leurs donner l’opportunité d’intégrer le CCJS et exploiter leurs expertises qui vont orienter les politiques du gouvernement » a annoncé Boubacar Ba directeur de l’éducation populaire au ministère de la jeunesse des Sports et de la culture.
Pour Cheikh Faye président du conseil de la jeunesse de la région de Fatick il y’a de quoi être prudent dans cette volonté de réformer le cnjs. « Le fait d’exposer quelques critères comme la résidence pose problème. Qui est résident et qui ne l’est pas ? Pas mal de jeunes sont des communes mais ne résident pas là-bas comme les étudiants. Alors que la notion de résidence stipule que si la personne n’est pas dans la commune pendant 7 mois il n’y réside plus. vraiment des inquiétudes comme aussi le fait de passer de conseil a bureau à conseil consultatif qui ne sera que représenté par deux personnes. Est-ce que ce changement ne fera pas perdre à la structure sa notoriété ? L’autre problème c’est les cinq personnes du niveau national qui seront coptes certainement par un appel à candidature. La également il faudra être prudent et le prendre avec les pincettes. Ces cinq jeunes là devraient compétir comme tout le monde. C’est un peu louche là-bas » se méfie Cheikh Faye .

